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 Villa Blanca (centre d'entraînement)

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Mei-Ri Yue
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Mei-Ri Yue

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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Lun 9 Fév - 1:52

Ambiance

Une fraction de seconde durant, le séducteur perd de sa superbe devant la franchise désarmante de la tatoueuse. Perte rapidement comblée par ce sourire plein d'assurance qu'il arbore depuis l'entrée de la chinoise.

Ne vous en faites pas, j'ai connu pire !

Retenant un accès soudain d'hilarité, Mei-Ri se mord la lèvre en l'observant s'installer sur le ventre sur la table. D'un signe, elle attire l'attention de la professionnelle sur elle, concentrée dans la préparation de son attirail, l'un des hommes arrivé avec elle l'assistant.

Ces messieurs ne peuvent rester !
Xhun est mon cousin et assistant... j'ai besoin de lui pour la préparation de chaque phase.
Je le remplacerais. Une chambre leur sera réservé à l'Heaven King, je ne peux tolérer autant d'étrangers en la villa.

La grande brune se relève, le professionnalisme ayant remplacé la timidité au fond de son regard, elle jauge la coréenne qui se dit apte à lui apporter son aide. Se tournant à demi, un ordre fuse en direction des deux gorilles l'accompagnant, dans un dialecte chinois. Le duo se retire sans un mot, instant suivi de près par le son d'un moteur.

Comme si de rien était, elle reprend ses préparatifs, concentrée sur son œuvre, tout en commençant à expliquer les étapes du tatouage.

Vu la taille et les couleurs de l'œuvre que vous me demandez, plusieurs jours seront nécessaires. Nous procéderons en trois étapes, séparées chacune d'une semaine de cicatrisation.
Trop long !
Mademoiselle, le processus de tatouage est un ensemble de micro plaie dans lesquels la couleur est injectée et sera assimilé à la cicatrisation... il nous faut respecter une durée minimale de cicatrisation entre chaque étape...
Je sais ceci, j'ai déjà assisté à pareil travail. Je sais que vous pouvez raccourcir ce temps. Une semaine devrait être largement suffisante !
Et bien ...

Les deux femmes s'affrontent sans heurt, leurs tons restant égaux. Cependant, au fond de leurs prunelles aussi sombres chez l'une que chez l'autre, la flamme de la détermination luit.

Mei-Ri...

Bok-Goo vient de relever la tête, avisant de la situation et de la froideur des traits de son enseignantes. D'un doigt, elle l'arrête, continuant sur sa lancée.

Je sais que cela est possible !
Ce n'en sera que plus douloureux...
Nous n'avons pas le temps de procéder autrement ! Votre Père avait pourtant la réputation de...
Entendu... une semaine pas un jour de moins !

Une nouvelle fois, le jeune homme se redresse, arrêté cette fois par la chinoise d'une main douce sur son dos.

Si vous voulez bien vous installer... nous devons commencer le plus tôt possible...
Dites moi ce dont vous avez besoin.
Je dois assembler les calques du dessin que j'ai préparé selon les photographies fournies, il faudrait désinfecter la zone et passer la pommade anesthésiante dessus.

Sans un mot de plus, la petite blonde attrape la paire de gants qui lui est tendue et se met au travail. Sérieuse et concentrée, sa mine est celle des mauvais jours. L'intrusion dans la villa de la tatoueuse ne lui plait guère même si elle n'a pas la choix, pas plus que ce temps d'inactivité forcée auquel ils devront se plier et qui ne fera que les retarder.

A l'évier de la pièce, elle se désinfecte les mains avec un soin témoin de l'habitude... celui d'une femme formée à ne laisser aucune trace. Ses doigts se ceignent rapidement d'une fine couche de latex qu'elle fait claquer sur ses paumes pour s'assurer de leur bonne mise en place.

Les mouvements toujours aussi surs, elle attrape de sa main non gantée la bouteille de désinfectant liquide préparée à cette effet et une compresse stérile de l'autre. Ses gestes sont secs, précis mais non dépourvus d'une certaine douceur lorsqu'ils entrent en contact avec la peau du jeune homme.

Depuis le centre de sa colonne, en spirale jusqu'aux côtés, elle nettoie, appliquant le produit comme si elle l'avait fait toute sa vie. Nouveau lavage de mains, changement de gant pour se saisir d'une nouvelle couche de gaze stérile et sécher la zone pour faire pénétrer l'anesthésiant cutané sur lequel, aussitôt appliqué, la tatoueuse vient ajuster ses calques.

Avec une précision toute chirurgicale, elle mesure, assemble avant de faire signe à Mei-Ri d'où placer ses mains pour l'aider.


Pour aujourd'hui, je tracerais les contours et les traits principaux en noir dans le dos. La prochaine fois, nous passerons au torse pour finir le dessin en une fois lors de la dernière session.

Bok-Goo, ainsi coincée, le visage dans l'ouverture destinée à cet effet de la table de massage n'a guère voie au chapitre. De son côté, la blonde assassine opine du chef en seul signe d'assentiment, concentrée afin de ne pas bouger d'un seul millimètre, au risque de fausser le dessin.

Par des traits surs, témoins de son expérience et de son talent, la fille de Tsai Shen reproduit la queue du Serpent, copie parfaite de l'original au détail près. Au fur et à mesure, les calques sont laissés tomber au sol, révélant les grandes lignes d'un emblème qui restera sur la peau de son élève pour le reste de sa vie.

Les bras enfin libérés de sa tâche, elle se livre à l'observation de la préparation du matériel de tatouage à proprement parler. Encre, aiguilles et éléments dont le nom échappe à l'ex tueuse professionnel prenne place sur la plateau d'inox sur roulette.

Respirez profondément monsieur... Je vais commencer. Essayez de rester le plus immobile possible !

Répondant à sa demande, le buste de Bok-Goo se soulève, ses poumons s'emplissant d'oxygène en même temps que son esprit se vide pour laisser place à la résistance.

Si vous voulez lui tenir la main... cela risque d'être douloureux...

Légèrement surprise par la demande, la coréenne se débarrasse de son gilet dans la chaleur de la maison révélant son débardeur tout simple, plus léger. Le regard de la tatoueuse s'arrête un instant sur son décolleté avec une lueur d'intérêt sur le dessin qui en dépasse.

Beau travail que voilà ... La couleur est vivante comme s'il venait d'être fait.
Votre Père était du même avis il y a une douzaine d'années.
Vous ne l'avez pas fait retoucher depuis ?
Jamais.

L'échange silencieux entre elles exprime ce qui est tue, le souvenir d'un tatoueur de légende auquel l'une succède et celui d'une vie révolue pour l'autre. S'installant sur un tabouret au côté gauche de son compagnon, le petit papillon pose une main sur son bras comme soutien, observant les débuts de l'opération.

Aux premiers contacts avec l'aiguille, les muscles de Bok-Goo se crispent par réflexe devant cette agression, malgré l'anesthésiant qui ne manque pas d'apaiser la douleur. Mei-Ri se glisse jusqu'à son oreille pour y chuchoter quelques mots, même si rassurer n'est pas son fort.


Détends toi... elle sait ce qu'elle fait. Si tu contractes tes muscles, cela n'en sera que plus douloureux... Pense aux exercices de tai shi que je t'ai montré, à ta respiration...

Sa voix devient murmure avant de s'éteindre tandis qu'elle suit l'évolution du stylet sur la peau bronzée du jeune homme dessinant l'esquisse de ce qui deviendra l'image d'une créature de légende...

Peu à peu, ces gestes la ramènent des années auparavant, dans une période que son esprit a obscurci, l'époque de son propre tatouage, marque qu'elle a choisi, celle ci, par opposition avec celle qui lui a été imposée dans la force et la douleur.

Dans un mouvement sec, elle rejette le tabouret et se lève d'un coup, comme sur des ressorts.

Avez vous encore besoin de moi ?
Non mais ...

A peine la confirmation de son idée donnée, elle a disparu, sa capacité à devenir aussi silencieuse qu'un souffle confirmée une nouvelle fois tandis que la porte se referme sur sa silhouette raide.

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Mei-Ri Yue
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Mar 10 Fév - 17:08

Vient de ...

Ambiance presque obligatoire puisque inspiratrice du post...

La lourde porte d'entrée se referme dans un discret bruit de serrure. Dans un geste vif, le trousseau regagne la pochette de soir noir de sa gardienne. A nouveau le silence s'impose. Une respiration à peine perceptible vient le troubler. Posée, mesurée, elle pourrait appartenir à un fauve à la recherche de sa proie.

Rapidement, un regard est jeté dans la salle de massage. Comme elle s'y attend, celle ci est à présent déserte... Exactement à l'image de ce qu'elle a prévu. La villa est silencieuse. Seul témoin d'une présence en son sein depuis l'extérieur, la lumière filtrant à travers les rideaux d'une des chambres d'amis.

Sur le marbre de l'entrée, le cliquetis régulier d'une paire de talons résonne. A travers ce son sec et rythmé, c'est le roulis d'une paire de hanches qui se devine. Chaloupés et félins, les pas s'enchainent, exultant la féminité à chaque mètre parcouru.

Les portes se succèdent sans qu'elle n'y prête attention. Visiblement, son but est précis et rien ne pourrait l'en faire dévier. Mei-Ri sait où trouver l'objet de sa quête, sans l'ombre d'un doute. Le seul ayant pu subsisté a été éliminé par cette présence, à l'étage, parfaitement silencieuse, presque invisible.

La large baie vitrée du salon d'été est ouverte sur la terrasse. Les effluves marines se portent jusqu'à son petit nez qui se lève pour s'en repaitre. Un flambeau brule sur le balcon, fait danser une kyrielle d'ombres chinoises sur les murs clairs de la villa.

Parmi elle, une en particulier attire son attention. Un fin sourire étire ses lèvres nacrées de grand soin. Toujours ce martèlement sur le sol poli... hypnotisant, obsédant... Des doigts se portent à son décolleté. Une paire d'ongles longs comme des griffes, savamment vernis attrape le zip d'une fermeture éclair...

Un claquement plus sec que les autres marque son arrêt en haut des marches de pierre. La silhouette englobée de ténèbres se tourne en sa direction. La vision qui lui fait face le surprend, même si c'est elle qu'il attend.

Mei-Ri... où étais tu ? Je t'ai cherchée...
Besoin urgent d'un grand bol d'air...

Pour ponctuer ses mots, le zip glisse, libérant les pans de peau de sa veste de moto. Le vêtement heurte le pavé dans un claquement mate, oublié aussitôt. Par ce geste, elle révèle une combinaison de cuir écarlate. Celle ci nimbe son corps finement sculpté, projette une facette d'elle qu'il n'a pu qu'effleurer.

Ainsi gainées, ses jambes fines paraissent interminables malgré sa petite taille. Leur prolongement, des bottes aux talons largement compensés, sont identifiés comme l'origine de ce son qui a attiré son attention.

La paire de lunettes qui masquait ses deux perles de cobalt rejoint bien vite le blouson, négligemment laissées tomber par dessus son épaule. Comme en prolongement de son geste, ses doigts viennent délier le ruban de sa queue de cheval. Du haut de son crâne, de lourdes boucles blondes cascadent en torrent d'or jusqu'à la chute de ses reins.

Certaines mèches s'attardent sur ses épaules, caressent la naissance de ses seins. Sur le sommet du gauche, une aile de la même teinte que sa combinaison se dessine insolemment. A chacune de ses inspiration, moulée dans le bustier de cuir, sa poitrine se soulève. A chaque souffle, elle renvoie l'image d'une femme plus que fatale.

D'une secousse gracieuse de la tête, elle envoie voler des mèches autour de ses traits. Une seconde, le temps semble ralentir. Chaque cheveux parait attraper un peu du rougeoiement du flambeau. Lorsqu'elle s'immobilise et rive enfin son regard à celui de Bok-Goo, il peut voir l'étrange brasier qui y brule, remplaçant sa froideur ordinaire.

Le jeune homme incline la tête, intrigué par cette femme qui ressemble traits pour traits à son enseignante mais qui, pourtant, semble être tout sauf elle... Sulfureuse, dangereusement féminine, presque féline, la sensualité qu'elle dégage fait crépiter l'atmosphère.

Où... Que faisais tu ?
J'ai réfléchi... afin de trouver solution à un problème qui s'est imposé à moi...
C'est à dire ?
Un léger détail trouble ma concentration et mon jugement... je dois m'en débarrasser !
Lequel ?

Pas un mot ne provient de ses lèvres arquées en un sourire conquérant. Néanmoins, elle descend avec lenteur quatre des cinq marches qui les séparent. Ainsi sur élevée, elle comble une partie de la différence de taille entre eux.

J'ai donc trouvé le moyen... céder à la curiosité, une fois, pour ne plus avoir à m'en inquiéter...

Son timbre, plus bas, s'est enrobé de velours, caressant et rauque, le coréen roulant sur sa langue.
Il ne peut prévenir son geste... Deux petites mains viennent s'enrouler autour de sa nuque alors qu'une bouche de poupée se presse sur la sienne.

A l'évidence, elle prend gare de ne pas effleurer la zone tatouée cet après midi... en dehors de cela, le baiser qu'elle lui vole n'a rien de doux. Exigeante, elle prend, sans retenu, moulant ses formes contre celles de Bok-Goo. Son corps se tend contre le sien, si grand par rapport à elle.

Alors qu'elle l'embrasse, la tendresse timide de la veille n'est plus. Restent seulement l'exigence, l'empressement, l'élan primaire qui rythme les mouvements de sa langue s'insinuant entre ses lèvres. Si hier, c'était lui qui a pris, aujourd'hui, c'est à son tour.

Lorsqu'il répond avec la même fougue à son baiser, les doigts de la petite blonde se crispent dans ses cheveux noirs, s'y accrochant comme une noyée à la bouée qu'on lui lance. Les esprits s'échauffent à l'instar des corps, jetés l'un contre l'autre. Une main perdue dans sa crinière d'or, l'autre s'égarant sur la courbe de ses reins, il la presse contre lui, luttant, donnant autant qu'il prend dans cette étreinte, à son image.

La lutte des deux êtres s'interrompt, aussi brusquement et rapidement qu'elle a commencé. De ses deux paumes plaquées sur son torse, elle vient de le repousser, sans brusquerie, pour remonter d'une marche.

Quelques secondes encore, ses prunelles restent brasier, le temps qu'elle lui fournisse les explications qu'il est en droit d'attendre, selon elle, avant de céder place aux ténèbres glacés habituelles de ses prunelles.


« La meilleure façon de résister à la tentation, c'est d'y céder. » A présent, les égarements comme hier soir n'ont plus lieu d'être... pas ici et ce durant encore trois mois que se poursuivra ta formation auprès de moi !

Aucune menace, aucune dureté dans ses mots... juste un constat, une tentative pour une femme de ne pas se laisser aller à ce qu'elle considère comme une preuve de faiblesse et une trahison envers sa mission... et peut être, au plus profond de son inconscient, l'aveu non prononcé de peurs jusqu'alors inconnues ... celle de ressentir ... celle de perdre ... aimer... jalouser ...

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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Jeu 12 Fév - 19:05

Ambiance

Un léger rictus étire ses lèvres…il se frotte la lèvre inférieure du bout du pouce, observe la créature écarlate qui le repousse, ceci après l’avoir vampé de manière plus qu’indécente….
La main posée sur sa poitrine, elle tente de se reculer….il sourit, victorieux déjà…..
Sa main s’enroule fermement autour de son fin poignet, la jeune femme se sent attirée contre son torse puissant, visiblement interloquée par sa réaction…..

Tu me fais mal Bok-Goo….
Toi aussi tu me fais mal en jouant avec moi de la sorte…..
Tu es ridicule….
Elle tente de se défaire de son emprise….sans succès…son parfum devient entêtant…son regard noir plonge au plus profond de son âme, lui arrachant un frisson….
A quoi joue-tu….
…je voulais vérifier….
Et puis ? Tu te sens mieux là ?
Détournant le regard, elle perd pied, complètement déstabilisée par ses propres agissements…par l’effet qu’il opère sur elle…..
Il est temps d’aller tr…..
Et si moi j’ai envie de vérifier aussi ?
Elle lève le menton, surprise, entrouvre la bouche, pour se la faire happer avec violence….
Prisonnière, consciente qu’un coup d’ongle sur son tatouage pourrait le faire lâcher prise, elle reste néanmoins droite comme un I, envahie par ses mains sur son corps, par sa langue qui devient impérieuse….
Ses petits poings se crispent sur ses épaules, tandis que sa bouche se fait docile, attentive à la chaleur qui se diffuse au creux de son corps…..
La brutalité avec laquelle il la pousse contre le mur, devient primitive….sa fermeture éclair glisse pour dévoiler un corsage fin…un tatouage pourpre dentelé sur sa peau diaphane qui se soulève au rythme de sa respiration….

A bout de souffle, un cri s'échappe de ses lèvres....
Arrête !!!!!!! C’est un ordre !!!!
Cette phrase le gifle en plein visage, il se recule….essouflé lui aussi, enivré par ce petit corps qui le met dans un état second….
Un ordre ???
Il se mord la lèvre, se passe une main tremblante dans les cheveux…..puis secoue la tête….
A mon tour de t’en donner un Mei-ri…..
Cette fois, la distance est respectable, appuyant la paume de la main contre le mur, il se penche vers elle…menaçant….
Je te donne l’ordre de ne plus m’approcher de la sorte….je ne suis pas une marionnette….
Il se recule…méprisant….une grimace mauvaise étirant ses lèvres….

Je n’ai que faire d’un corps sans âme…..d’une femme qui se sert de ses atours pour tenir son élève en esclavage….

Tu n’as pas compris….
Evidemment !!!! Je ne suis pas équipé pour, c’est toi-même qui l’a dit !!!!
Avec violence il prend sa petite main pour la poser sur son bas ventre….
Tu me fais de l’effet tu vois ? Je meurs d’envie de te prendre pour te faire ravaler ta supériorité…
Elle tente de dégager sa main, mais c’est lui qui la pose alors sur son cœur….
Le problème c’est que tant que tu ne me feras pas d’effet ici, tu n’obtiendras rien de bon de moi…..

Il repousse alors sa main avec dégout, la regarde de bas en haut, la déshabillant carrément du regard….
C’était bien essayé…..
Il émet alors un petit rire mesquin….puis commence à s’éloigner, sans jamais pourtant la quitter des yeux....
Au moment de sortir de la pièce, il ajoute, des flammes dans le regard…


Et va te changer…tu as l’air d’une pute….
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Jeu 12 Fév - 20:36

Ambiance

Et va te changer…tu as l’air d’une pute….

Ses oreilles peinent à capter ces derniers mots alors qu'il s'éloigne d'elle. Le sang lui bat aux tempes, d'une force peu commune chez elle, la professionnelle du sang froid. Dans sa poitrine, son cœur cogne comme un oisillon avide de se libérer de sa cage.

Jambes tremblantes sans qu'elle ne veuille comprendre pourquoi, la jeune femme bénit le mur contre lequel elle est appuyée, empêchant sa chute pur et simple.

Une pointe, comme un nœud en formation, devient douloureuse au creux de sa gorge. Une seconde à peine passe, pourtant, elle semble éternité dans le trouble qui la possède. Sans s'en rendre véritablement compte, son petit corps se laisse glisser contre la pierre tiède.

Le cuir s'érafle dans une multitude de sons de déchirure... Un relief sur la paroi attaque son épaule, la fait sursauter, sans que la douleur ne parvienne à prendre le pas et lui faire reprendre pied dans la réalité.

Un frisson parcourt sa peau d'albâtre rosie par l'incendie que Bok Goo y a allumé, réaction purement physique qu'elle maudirait, si tant est que l'envie lui prenne de l'identifier. Cependant, ce n'est pas le moment pour cela...

Une main se porte à ses lèvres, presque douloureuses de cette lutte qu'est devenu un baiser... Sa bouche s'entrouvre, saisissant la tranche de son index pour serrer une paire d'incisives immaculées. Souffrir... souffrir pour faire le tri...

Les sensations tourbillonnent, kyrielle d'émotions, de ressentis, chez un être qui depuis presque toujours les ignore et les refoule. Ses paupières se ferment pour tenter de se calmer, reprendre les habitudes... trier... analyser, tirer les conclusions pour exécuter au mieux la mission...

Cependant, cette fois, le problème est là... la mission ! La dernière image de Bok Goo, méprisant, haineux, au moment où il l'a laissée là lui revient en tête. La rage flambe au plus profond d'elle... Ses mâchoires serrent, se contractent...

Un gout de fer se répand dans sa bouche à l'instant où la douleur la fait relâcher la pression de ses mandibules par surprise... Avec étonnement, elle contemple son doigts, marqué d'une morsure saignant doucement. Une goutte rouge tombe sur le corsage révélé quelques minutes auparavant.

Mei Ri observe sa chute, comme extérieur à son propre corps, spectatrice passive. Goutte à goutte, une auréole de la même teinte que sa tenue de moto croit sur le voile masquant à peine ses abdominaux.

L'Écarlate... cette couleur qui la symbolise, la nomme même pour certains, s'impose en son esprit. Une nouvelle vague de colère la saisit, la pousse en avant. Comme une marionnette, elle se dresse sur ses pieds, irradiant d'une rage sans nom. Cependant, contre toute attente, ce n'est pas contre lui qu'elle s'énerve, mais contre elle même.

Comment elle, qui se targue depuis des années de savoir faire abstraction de ses sentiments pour le bien des missions, a pu se laisser aller ainsi... Les images de la veille la frappe... Cette faiblesse, sa voix qui se brise sous le coup de l'émotion...

*Si je devais aimer une femme, elle serait comme toi je crois…*

Là... ces mots qui l'ont faite basculer... se perdre ainsi en terrain inconnu, lui donner l'illusion qu'elle pourrait être autre chose qu'une arme, dans cette nouvelle vie que le Serpent lui offre. Cette phrase qui, même si ce ne fut que durant une seconde, a pu lui faire oublier la mission, pour la première fois depuis si longtemps...

Ses poings se serrent. Ses ongles si longs se plantent dans ses paumes. Et encore et toujours, elle serre, plus fort... toujours... Son regard de cobalt planté vers l'océan semble fixer un point inexistant. Néanmoins, cette fois, la réaction espérée ne vient pas, le clarté dans son esprit.

Des perles tièdes roulent le long de ses joues, chacune plus grosse que la précédente, elles se bousculent, de plus en plus abondantes, hors de contrôle. La boule qui n'a cessé de grossir au creux de sa gorge explose en un sanglot qui la déchire de part en part, plus efficacement que la plus aiguisée des lames.

*Quand on laisse les sentiments prendre le dessus…..on en souffre toujours plus….on ouvre des failles qui risquent de mettre en danger ceux que l’on aime pourtant par-dessus tout…*

Les mots du Phénix lui reviennent alors. Sur le moment, elle n'a pu les comprendre, n'entendant pas comme les sentiments peuvent prendre le dessus, elle, aussi froide qu'un iceberg, sans aucune maturité émotionnelle puisque dépourvue d'émotions depuis si longtemps... moins armée pour leur faire face que l'enfant qui vient de naitre...

Une nouvelle fois, la peine est balayée par la rage, cette fois, contre lui, contre ses mots, tout ce qu'il a paru être qui a pu faire naitre ne serait ce qu'une graine de sentiment, quel qu'il soit, en elle. Contre cet être dont la douceur a su la troubler, l'émouvoir la veille pour, aujourd'hui qu'elle prend une décision, afin de ne pas le rejeter, mais ne pas les faire échouer, lui crache à présent au visage, reprenant des mots utilisés auparavant, mais oubliés, dans la folie d'une soirée...


A nouveau, ses talons résonnent dans le silence des couloirs de la demeure, aussi sombre qu'à l'aller. Cette fois, l'objet de sa course reste inchangé, même si elle sait que la destination est différente. Le torrent de ses larmes s'apaise dans la cavalcade de ses chaussures sur le sol. Quelques mèches blondes collées à ses joues sont chassées d'un geste plein de rage.

Pour la deuxième fois ce soir, elle a du se laisser aller au sanglot... pour la première fois depuis longtemps, aux larmes... La décision concernant tout cela s'est imposé à elle en même temps que les paroles de Joy, pour le bien de sa mission, elle sait ce qui lui reste à faire... Peu importe ce que cela lui coutera.

Devant la porte de chambre de son élève, elle n'hésite pas une seconde, entrant sans même frapper. Debout, contemplant le point de vue qui s'offre à lui, il semble à une statue, jusqu'à ce qu'il se tourne vers elle.


Sors d'ici, je ne t'ai pas invitée à entrer !

Quelques pas, la distance entre eux est comblée. La main de la petite poupée s'élève pour partir comme une fusée vers la joue du coréen. Cependant, à la place du claquement auquel chacun pourrait s'attendre, son mouvement s'arrête à la dernière minute, à quelques millimètres de sa peau.

Dans un bruit mat, sa paume retombe contre son pantalon de cuir. Ses prunelles se perdent au loin, derrière lui, ne trouvant pas le courage de les river aux siennes, ne parvenant pas, pour une fois, à savoir ce qui l'y attend.

Mener à bien les missions est le but de ma vie, j'ai été éduquée en ce sens. Les émotions sont des freins au bien mené de la mission, elles ont donc été éliminées de mon fonctionnement... Si je ressens quoi que ce soit pour l'objet de celle ci, c'est un échec. Voilà quels sont les crédo qui dictent ma vie, ils sont simples !

Un petit rire fait trembler ses épaules. Il n'a aucune réaction, ne prononce pas un mot, elle s'y attendait. La surprise lui fait cependant écarquiller les yeux lorsqu'il rompt le silence.

Je t'ai dit d'aller te changer... tu as l'air d'une pute après une mauvaise passe !

Un nouveau rire silencieux la fait trembler, bref. Ses yeux se lèvent enfin vers lui, ne reflétant plus rien tant ils auraient à traduire. Entre tout, elle a choisi le vide, se souciant peu des larmes qui peuvent encore briller sur ses joues.

Et bien tu devrais être heureux... Si j'en crois ce qu'on m'a toujours appris, tu avais et as raison... Une pute de luxe... voilà ce que je suis... un robot, effectivement, tu n'avais pas tort. Je n'ai l'air que de ce que je suis ! Sois heureux, l'élève a battu l'enseignant dans son analyse.

Un petit sourire désabusé traverse son visage, à peine visible tandis qu'elle se retourne pour faire de nouveau face à la porte. Elle le sent prêt à répondre mais lève une main, sans violence, comme une prière afin qu'il la laisse continuer.

J'ai échoué en cette mission qui m'a été confié... Cela me pendait au nez après hier ... J'ai voulu trouver une solution par mon geste de ce soir... Mais on dirait que j'ai encore échoué... Un robot ne peut enseigner à un humain...

Ses pas la ramènent devant la sortie. Ses doigts se ferment autour de la poignet froide. A l'instant d'ouvrir le battant, elle s'interrompt pour se tourner à demi, regardant le mur perpendiculaire au jeune homme, ne l'observant qu'en vision périphérique.

Demain à la première heure, j'irais rendre compte auprès du Serpent de mon échec et remettre ma vie entre ses mains. Cette défaite est ma seule œuvre, un autre enseignant devrait rapidement t'être envoyé. Adieu Bok Goo... et merci...

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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Sam 14 Fév - 16:51

Ambiance


Que répondre….
Se précipiter vers elle….lui dire qu’elle à tort ?
Le jeune homme reste pourtant immobile….en proie à une multitude de sentiments aussi paradoxaux les uns que les autres….

Quelques mots filtrent de la barrière de ses lèvres…empreints de lassitude…de colère contenue…de découragement…..

C’est ça….fous nous dans la merde tous les deux….
Elle secoue la tête…..détourne le regard afin de fuir deux yeux d’amande qui la condamnent….

Si tu fais ça…..tu me renvoie direct en Corée….quant à toi…..
Il balaye l’air d’un geste qui se veut désinvolte, conscient qu’il ne peut plus rien faire désormais….
Mais tu t’en fiche….les vies des autres ne sont que des dossiers pour toi….
Si c’est ce que tu penses….
Parce que ce que je penses compte à présent ????

Mains dans les poches il se dirige vers le divan pour s’y laisser tomber la mine renfrognée….le regard perdu dans le vide….
J’avais progressé..tu l’as dit toi-même….et tu baisses les bras…..pour une connerie….
J’ai échoué….
Si c’est ce que tu penses, alors dégage…..
Elle se raidit….se mord la lèvre….
Bok-Goo….
DEGAGE !!!!!
Il laisse échapper un petit rire mesquin….se redresse dans le divan les deux coudes sur les genoux…..ses yeux brillent d’émotion…ses mains se mettent à trembler….
L’aile écarlate laisse-moi rire !!!!! une machine à tuer qui n’a jamais raté sa cible……UNE GAMINE OUI !!! Avec un quotient émotionnel équivalent à celui d’une huitre…..

Il se redresse….commence à marcher de long en large…..
La personne qui doit être découragée ici c’est moi ! pas toi !!!! Tu te sens faible parce que j’ai découvert une de tes failles ??? ET ALORS ?
Elle reste de marbre…la main toujours sur la poignée…une façon sans doute de se raccrocher à quelque chose de sûr…..d’immuable…..
Tu connais toutes mes failles toi, tu t’es même permise d’en rire…..c’st pas pour ça que je vais pleurer chez le Serpent….

Il se dirige vers le bar….prend une des bouteilles de whisky qui miraculeusement est restée intacte depuis ces derniers jours….
Avec humeur, il se verse un verre qu’il avale d’un coup sec…un second, qu’il tient maintenant en main….

Tu pourrais nous laisser une chance….nous faire faire un essais en public….mais tu as si peur de l’échec et des sentiments qui naissent en toi, que tu préfère jeter l’éponge…..
Tu ne comprends pas….
Le verre explose alors sur le mur….elle sursaute à peine, ferme juste les yeux….
Ta gueule!!!! Et cesse ce ton condescendant avec moi!!!!
Il fait mine de s'avancer vers elle...menaçant....
T'AS PAS COMPRIS QUE TA COUARDISE ME DONNE ENVIE DE GERBER ?????
Je n’ai jamais eu peur de personne Bok-Goo….
TU AS PEUR DE TOI, ET DE CE QUE TU RESSENS POUR MOI !!!!! Bordel quand seras tu honnête avec toi-même ?????
Elle baisse la tête….soupire…..perdue dans cet océan de reproches….qui ne l’auraient pas touchée avant…
....avant lui….

Moi aussi je ressens plein de choses pour toi…..et si je veux progresser c’est pour que tu sois fier de moi…
Je me fiche du serpent…je me fiche du luxe, du fric et des bagnoles…..
Il baisse la tête à son tour…..

Si tu pars…tu peux dire à Park Zhao que l’opération est définitivement terminée…
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Mei-Ri Yue
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Sam 14 Fév - 17:48

Ambiance

Une personne ordinaire l'aurait prévue, cette réaction à ses mots, ses gestes... Pour elle, cet emportement soudain est surprenant. Chacune de ses paroles la touche plus qu'elle ne l'aurait cru possible.

Lentement, sa tête s'abaisse un peu plus encore. Une nuée de cheveux blonds vient masquer ses traits alors que sa main lâche la poignée pour se laisser tomber. Soudain, elle se sent oppressée dans sa tenue de cuir qu'elle trouvait si confortable une heure auparavant. Les mots de Bok Goo à ce sujet deviennent litanie dans son esprit.

A ses pieds, une goutte vient éclater sur le sol. Portant les doigts à ses joues, elle s'aperçoit que ce sont des larmes qui s'échappent de ses yeux, silencieuses, roulant lentement le long de son visage... Tant de pleurs en une soirée pour un être incapable de pleurer.

Sa voix n'est plus la même, sur, presque hautaine, comme lorsqu'elle lui annonçait sa décision. Le masque dont elle s'était parée pour se protéger se fissure, craque, tout comme sa carapace de froideur. Son timbre se brise, ses syllabes ne sont plus aussi détachées. Si son ton est rauque, c'est du nœud qu'elle a dans la gorge, gênant son expression.

Tu ne comprends pas...
Arrête de dire cela ! Si je ne comprends pas, explique moi ! Ou alors penses tu vraiment que je ne sois pas capable de comprendre ?

Son ton, lui, est vibrant, de tant d'émotions... claquant de colère à peine contenue.

Je n'ai jamais pensé cela...
C'est ça...
Je ne le pense plus depuis longtemps ...

Le courage... c'est cela qui lui manque... Jamais elle n'en a eu besoin... Sans émotions, les craintes ne sont plus... le courage n'est donc plus nécessaire... Cependant, elle parvient à en réunir quelques bribes, sans savoir vraiment où elle les puise, cette petite étincelle, suffisante à lui faire relever le visage vers lui. La surprise se marque sur ses traits durant une fraction de seconde... elle ne le pensait pas si proche.

Je n'ai pas le droit de ressentir... encore moins pour l'objet d'une mission... Même si... tu es différent... tellement différent...

Sur ces dernières syllabes, une nouvelle fois, son timbre se brise. Sans vraiment en connaitre l'origine, des tremblements la saisissent, remplaçant les larmes.

En quoi n'as tu pas ce droit ? T'es humaine bon sang ! Qui a dit que tu ne le pouvais pas ?

Toujours cette morgue chez lui qui lui fait tant défaut à présent. Le surnom de papillon lui va mieux en cet instant que jamais durant ces dernières années, alors qu'elle baisse à nouveau la tête. Appuyées contre la porte, elle semble si fragile... Petite poupée de porcelaine prête à se briser à tout moment, au premier souffle plus violent qu'un autre.

Un nom s'apprête à franchir ses lèvres... « Père » Cependant, elle se rend compte du ridicule de sa réponse avant de la prononcer. Ce Père qui l'a forgée durant tant d'années n'est plus dans le monde qui devient petit à petit sien depuis qu'elle est sur l'île... Ce Père est si loin... Mais les enseignements qu'il lui a donné sont si présents à son esprit encore... tellement ancrés en elle...

Tu as raison... J'ai peur... Jamais je n'ai vécu ainsi jusqu'ici... Tu l'as vu et dit toi même... L'Aile Ecarlate... voilà ce que je suis... enfin étais...

Instinctivement, ses doigts effleurent le tatouage sur son sein gauche, en dessine les contours sans même le voir.

Jamais on a demandé à L'Aile Ecarlate de ressentir, d'aimer ou de haïr, juste de tuer.. froidement... sans conscience.

Comme portée par une nouvelle hargne, elle se redresse profitant de cet élan qui la porte, cette envie soudaine de le protéger, de le mettre en garde, contre elle même et contre lui même...

Si tu dois ressentir quelque chose pour quelqu'un... l'aimer... Je t'en prie... Ne m'aime pas... jamais... Hais moi.... ce serait beaucoup plus facile alors de rester ton professeur... et de laisser mon cœur se glacer...

Déjà, cette étincelle protectrice lui échappe, la quitte, la laissant à nouveau démunie, tremblante, étouffant ses derniers mots dans un souffle...

Je resterais... le temps d'organiser un test, une sortie, constater tes progrès... pour la suite... je ne sais pas encore...

Ses bras se serrent autour de sa poitrine. Des pieds à la tête, son corps est parcouru d'une multitude de frissons, expression d'un trop plein d'émotions chez quelqu'un qui ne ressent pas. Pour la première fois, ce froid dont elle s'est enveloppée la dépasse, la saisit à la gorge, fait naitre la chair de poule sur sa peau dénudée...

En dépit de sa prière et du bon sens, elle ne peut empêcher sa tête de venir s'appuyer contre le torse de Bok Goo, visage masqué derrière une mèche blonde.

J'ai si froid...

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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Ven 27 Fév - 13:41

Ambiance

Les jours passent, et si le soleil brille sur la villa Bianca, le professeur et l’élève se sont enfermés dans un mutisme profond…
Ils se croisent, s’adressent la parole du bout des lèvres sans se regarder….les cours se poursuivent, et si Bok Goo montre de l’assiduité, elle n’est que mécanique…

Il n’y a ni colère, ni rancœur, juste ce mot que l’on appelle pudeur…ce petit sentiment qui les isole l’un et l’autre dans leurs réflexions….
Les séances de tatouages, elles, se poursuivent, dans un silence presque religieux, le Serpent prend vie sur un corps qui se forge petit à petit à l’image d’un modèle idéal….sculpté et musculeux, changements qui n’échappent pas aux prunelles de Cobalt de l’aile écarlate….à ce professionnalisme au dessus de tout sentiment…de toute émotion…

Emotion qui pourtant lui vrille les entrailles lorsque le soir, un filet de lumière sous la porte d’une chambre attire son attention….
Quelques secondes pour 3 battements de cœur, de longs ongles se tendent vers une poignée que pourtant elle ne touchera pas….
Le poing serré, son regard se tourne déjà de côté, voilé par des paupières qui se ferment pour mieux tenter de comprendre ce qui lui arrive depuis quelques temps…..
Un clik….celui de la clenche qui s’active, la fait se raidir et reculer par instinct….

Face à elle, un homme qu’elle à façonné de ses mains la regarde de ses yeux d’amande
….grand, torse nu…superbe et viril….
Aboutissement de ce qui devait être et qui pourtant la déstabilise pendant encore quelques secondes…


Tu ne dors pas ?

C’est à ce moment qu’elle constate que le jeune homme porte des lunettes d’écailles, qui ne lui donnent que plus de charme…
Je lisais….
Un peu mal à l’aise, il perd de sa superbe face à elle….enlevant ses montures d’une main il montre le livre qu’il tenait du bout des doigts….

J’ai trouvé ça…..entre…..

Sa voix si douce est une invitation qu’elle ne peut refuser….tout naturellement il s’installe sur le lit, les deux coudes sur les genoux, feuilletant le fameux bouquin….

C’est assez compliqué, surtout en anglais…..
L'Art de la guerre… est le premier traité de stratégie militaire écrit au monde…. Son auteur, Sun Zi, y développe des thèses originales qui s'inspirent de la philosophie chinoise ancienne.
On dit que c'est l'essence de la guerre psychologique illustrée notamment par la guerre d'Indochine, la guerre du Viêt Nam et la guerre sino-vietnamienne…..

Doucement elle s’installe à ses côtés, rassurée de s’accrocher à quelque chose qu’elle maîtrise à merveille….
Livre de chevet de Young Kim-Ho…le Dragon
Tu es bien renseignée….
Elle répond en hochant la tête, les paupières toujours baissées vers l’ouvrage dont elle se saisit doucement…..
"Celui qui n'a pas d'objectifs ne risque pas de les atteindre.."
Les pages se tournent tandis que Mei-Ri laisse échapper quelques citations de ses lèvres fines et nacrées….
"L'art de la guerre, c'est de soumettre l'ennemi sans combat…"
Bok Goo laisse échapper un petit rire….
J’ai essayé de te soumettre sans combat….mais j’ai eu du mal….
Peut-être parce que je ne suis pas ton ennemie….
Il se mord la lèvre, touche sa joue du bout des doigts….puis recule sa main déjà tremblante….
Ou Peut être qu’avec toi c’est l’art de l’amour que j’aurais du étudier…..
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Mei-Ri Yue
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Sam 28 Fév - 1:34

Ambiance

Une nouvelle lueur se devine au fond des prunelles qu'elle lève enfin vers lui, croisant son regard. Cette impression, c'est bien la première fois que quiconque la capte de Mei-Ri et non pas d'un de ses rôles... la timidité. A peine discernable mais si surprenante dans ses yeux sombres, à moitié voilés par ses longs cils...

La rencontre de leurs regards est brève, rapidement, elle baisse les yeux, étrange habitude pour elle qui s'impose sans qu'elle ne s'en rende compte depuis quelques jours. Et cette fois, ce n'est pas comme par le passé, par soumission... mais à cause d'une sorte de peur que sa conscience parvient à peine à effleurer.

Ses doigts fins et souples referment le livre, prenant garde à marquer la page sur laquelle il s'était arrêté. Dans une caresse presque tendre, elle retrace les lettres de la couverture, replongeant dans des souvenirs si anciens et pourtant toujours présents au fond de son esprit.


L'Art de la Guerre est théorie de la psychologie... Je ne suis pas grande connaisseuse en l'Art de l'Amour, loin s'en faut, mais je pense que si de nombreux auteurs s'y sont intéressés et s'y intéressent encore c'est que le terrain est vaste... et trop incertain pour en établir une théorie.

Un instant, elle se laisse aller à remonter mentalement le fil de ses lectures, nombreuses, durant les semaines passées isolée du reste du monde, entre deux missions, le peu de temps qu'elle ne s'entrainait pas, elle se plongeait dans les livres, se documentant grâce à chaque ouvrage passant entre ses mains.

Tu as l'air de connaitre l'Art de la Guerre sur le bout des doigts en tout cas !

Les épaules de la jeune femme viennent rencontrer la tête de lit tandis qu'un sourire triste fleurit sur ses lèvres.

J'avoue... Ce fut un des livres de chevet qu'y m'a été... conseillé dans ma jeunesse.
Tu parles comme si cela remontait à des années...
C'est le cas, c'était il y a plus de vingt ans !
Vingt ans ?
Je l'ai lu pour la première fois, en chinois, à l'age de huit ans.

Les yeux en tirelire de Bok-Goo s'élargissent, presque à s'arrondir de stupeur. Mei-Ri, sceptique face à ce regard le fixe, interrogative pour enfin lâcher d'une voix légèrement plus aiguë que d'habitude.

Quoi ?

Le coréen secoue la tête pour s'ôter l'expression qui l'a faite réagir ainsi, ou du moins essayer.

Non non, rien !
Et oui monsieur Jung, je suis plus âgée que toi ! Tu me dois le droit d'ainesse !

Leurs deux visages se détendent avec la conversation qui se veut plus légère, presque sur le ton de l'humour.

Trois ans c'est rien ! Attention à ne pas en abuser Miss Yue !
Je t'ai dit, « il y a plus de vingt ans »... j'ai plus de trois ans d'avance sur toi !

Visiblement, il hésite, une question lui brulant les lèvres. D'un petit coup de coude, elle l'encourage, amusée par son étonnement.

Combien ?
J'aurais trente ans le mois prochain !

Ses paupières se baissent pour laisser à nouveau ses prunelles troubles effleurer la couverture du célèbre ouvrage. Jamais jusqu'à ce qu'elle prononce cette phrase, elle ne s'était souciée du temps qui passe, le sachant toujours compté pour elle, à l'instar de ses jours.

Cependant, à présent, sans vraiment savoir pourquoi, lors de ses moments de solitude dans la vaste villa, elle se replonge dans le passé, faisant le bilan de sa vie, d'une autre façon que toutes les fois précédentes, autrement qu'une base de données le ferait... s'intéressant à l'aspect émotionnel de la question... c'est à dire le néant total.


Soudain mal à l'aise de ce soudain silence qu'elle a imposé par son mutisme, elle le rompt en tentant de nuancer sur le ton de l'humour sa phrase.

Pas vraiment le genre de littérature enfantine habituelle hein ?

Aucune réponse, à vrai dire, elle n'en attend pas vraiment. La sagesse voudrait qu'elle se redresse et quitte cette chambre pour aller se coucher, la fatigue de sa journée d'entrainement acharné tombant petit à petit sur elle. Mais, pour une rare fois, la sagesse n'est pas la voie qu'elle choisit, goutant de plus en plus à ces conversations avec lui, discussions comme elle n'en a jamais eu avec personne et surtout durant lesquelles elle peut demeurer elle même et non un personnage.

Dis moi Bok Goo... Je sais que cela va te paraitre étrange comme question... Mais à quoi a ressemblé ... ton enfance ?

Derrière son hésitation, des mots retenus... « une enfance normale »... chose qu'elle n'a jamais connue, seulement étudiée, comme le reste d'une vie dite ordinaire...

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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Mar 3 Mar - 15:59

Ambiance


Mon enfance ?

Il sourit, puis se lève doucement, mains campées sur les hanches….
Mei-Ri ne peut s’empêcher de poser les yeux sur le travail extraordinaire de la tatoueuse, qui, partant du bas de son dos, recouvre son corps musculeux et fin….
Un petit sourire fleurit sur ses lèvres nacrées, le spectacle est appétissant et lorsqu’il se retourne, son regard devient impudique, glissant vers ses hanches et ses abdominaux dessinés au pinceau….


A vrai dire, il n’y a pas grand-chose à dire…..
Tout en parlant, le jeune homme fait rouler ses muscles afin de les détendre, balançant sa tête de gauche à droite…..
J’ai grandi dans la rue…. c’était pas facile pour ma mère d’élever deux gamins tu vois ?
Oui…je vois…..
L’index tapotant son fin menton, Mei-Ri ne peut quitter des yeux l’œuvre d’art qui bouge lentement, se déclinant en myriade de couleurs sur une peau douce et halée, une peau faite pour satisfaire les bouches les plus gourmandes.
Tu m’écoutes ?
Mmm ?
Il sourit, puis penche la tête de côté, visiblement satisfait de la prendre sur le fait….
Je me trompe ou t’etais en train de me mater ?
Elle lève le menton, cligne des yeux un peu comme si elle venait de se réveiller, bouche légèrement entrouverte…
Moi ?
Non la lune !!!!!
Un petit sourire étire ses lèvres, doucement il baisse les yeux vers le point stratégique observé quelques secondes auparavant par la petite poupée blonde.
Taille basse, son pantalon de jogging barre les obliques de l’abdomen….laissant deviner le reste….
Ses yeux se relèvent….croisent ceux d’une jeune femme, prise la main dans le sac….si l’on peut dire….

Coquine va !!!!!
Elle se redresse, rouge comme une pivoine….visiblement énervée….

J’admirais le travail de ta tatoueuse, arrête de t’exciter Bok-Goo, tu vas te faire du mal…

La fin de sa phrase se voit noyée par un éclat de rire….
Ouais c’est ça !!! Si jamais mon tatoo se situe plus haut que ça !!!!! vicieuse !!!!!
Secouant la tête de gauche à droite, elle se relève du lit, ajuste son chemisier blanc afin de garder contenance….
Tu vois je voulais connaître ton enfance, afin de mieux te connaître, et toi tu…..
Ok tu veux savoir quoi ?
Déployant les deux mains, dans un signe d’abdication, il continue…..
…. Que mon père s’est tiré avec une pute des bas quartiers de Seoul quand j’avais 1 an ?????
Intéressant hein !!!
La jeune femme se raidit, tentant de masquer son trouble….
C’est plus intéressant que de te voir te pavaner comme un coq !!!!!

Je ne te plais pas ????
Les deux mains sur la tête, il commence à rouler des hanches à la manière d’un chippendale….chacun de ses muscles se met à bouger, tentant d’attirer l’attention de deux perles d’onyx rageusement dirigées de côté…..
Mei-Ri regarde !!!!
Du bout du doigt, il active la chaîne stéréo, enchaînant des circonvolutions lascives du bassin, digne des plus grands strip teaseurs de la planète…..

Allez fais pas la gueule quoi !!! viens danser !!!!!

Elle finit par le regarder, bras croisés, avisant son index qui tente de l’attirer à lui…..
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Mer 4 Mar - 17:17

Ambiance

La tentation est grande de répondre à l'invitation... au moins pour le quitter des yeux dans ses singeries pour le moins... La petite blonde se secoue intérieurement afin de ne pas se laisser aller dériver à nouveau. C'est avec surprise qu'elle le découvre à quelques centimètres d'elle en sortant de ses pensées. Un léger hoquet lui échappe malgré sa retenue, troublée plus qu'elle ne le voudrait et plus qu'elle ne le reconnaitra jamais par sa proximité.

De longs doigts viennent attraper la mèche qui lui chatouille la joue depuis quelques instants mais qu'elle se refuse à remettre en place, par fierté, pour ne pas quitter sa posture bras croisés. Lorsqu'il se met à jouer doucement avec ces quelques cheveux, lui effleurant la joue, c'est avec la plus grande des difficultés qu'elle contient un frisson.


Allez Mei-Ri... Viens danser... Ou alors tu boudes ?
Je ne boude pas ! Je marque mon désaccord !
Ton désaccord ? Parce que je t'ai surprise en plein... voyeurisme de ma personne ou parce que tu es une piètre danseuse et ne veux pas l'admettre ?
Je suis excellente en danse !
Alors montre moi...

Le ton de sa dernière phrase s'est fait trainant, tout contre son oreille, aussi séducteur que les accords émis par la chaine hifi. La main de Bok Goo relâche ses cheveux pour descendre de son épaule à sa main dans un effleurement pour nouer ses doigts aux siens.

Instinctivement, l'attitude de Mei-Ri se modifie dès le premier pas. Si elle le suit en parfaite partenaire, exécutant les mouvements qu'il lui impose, ses gestes sont plus mécaniques, comme retenus ou issus d'une leçon.

Une phrase plus lente qu'une autre... la proximité dangereuse de cette peau sur laquelle les yeux du reptile tatoué semblent vouloir l'hypnotiser pour ne plus qu'elle puisse regarder ailleurs... Un instant ses muscles se détendent ainsi que ses gestes, plus souples et sensuels. Son compagnon l'a senti lui aussi, si tout n'est qu'implicite, chacun a une conscience exacerbée de l'autre.

Aussitôt se rend-elle compte qu'elle s'est laissée aller qu'elle se reprend, avec ses esprits, revient sa raideur... Soudain, sans qu'elle ne l'ait prévu, alors qu'il l'a amené à se rapprocher d'elle, lui tournant le dos, deux bras l'enserrent et l'immobilisent.

Sa colonne vertébrale n'est plus que frissons lorsqu'elle sent son souffle au creux de son cou, la chaleur de son torse contre son dos, la sensation de sa peau à travers l'étoffe fine, bien trop, de son chemisier.

De quoi as-tu peur joli papillon ? Détends toi ! Il n'y a que toi et moi ici !
C'est bien le problème...

Un murmure, presque un souffle. Au sourire de Bok-Goo, elle se rend compte qu'elle vient de prononcer ces mots à voix haute plutôt que dans son esprit. Néanmoins, les paroles du jeune homme semblent faire leur effet. La transformation est radicale, de danseuse d'école, elle devient femme entre ses bras, onde de sensualité.

La seconde moitié de la musique se déroule naturellement, les pensées laissées hors de cet instant particulier, presque de communion. Un seul principe est en action ici, action, réaction, l'instinct des corps qui bougent en rythme, se séparent, s'éloignent, pour mieux se retrouver.

Le rose aux joues de la jeune femme n'est plus de gène mais de chaleur, à l'image de la température de sa peau qui semble être grimpée de quelques degrés, et de plaisir à partager un tel moment. Une nouvelle fois, son esprit se met en marche, pour cette fois se faire refouler avant que ses rouages ne l'emmènent plus loin et lui gâchent l'instant présent.

Avec une dextérité qu'elle lui ignorait, il semble la guider selon sa volonté, laissant là les rapports élève professeur effectifs durant les cours. Bok Goo laisse échapper une petite main de sa paume pour la laisser se poser sur son torse.

A la sensation de ses muscles roulant sous sa peau bronzée, Meil Ri lève le nez vers lui, son autre bras noué derrière la nuque de son cavalier, la collant contre son buste. Le temps semble alors se suspendre tandis qu'ils s'immobilisent au même instant, soudain essoufflés, leurs regards rivés l'un à l'autre.

La fin de la mélodie se déroule ainsi que le battement des percussions entrainantes. Mais ils ne l'entendent plus, bien loin de la pièce, seuls dans un monde qui est leur, le temps de quelques secondes.

Sur une impulsion, elle se hisse de quelques centimètres, comblant la distance entre leurs visages. Plutôt que la danse des deux êtres qui se font face, c'est celle de leurs lèvres et de leurs langues que la musique rythme. Moment volé à la vie, leurs souffles se mêlent, s'échangent, répondant à un besoin profond que chacun a conscience, ou non, de refouler dans le quotidien.

Les doigts de la jeune femme courent sur son torse, redessinant sans le voir le serpent tatoué dessus en une caresse achevant d'exciter leurs sens. Deux bras forts se referment sur elle, la plaquant contre lui, approfondissant le baiser.

Alors que les mains du coréen se frayent un chemin sous le tissu de son chemisier pour venir échauffer sa peau déjà à la limite de l'incandescence, le silence dans la pièce s'impose à elle, rappel à la réalité, bien loin de là où elle se trouvait une seconde auparavant.

Déjà, son visage s'abaisse, ses doigts se dénouent de sa nuque à laquelle elle s'était raccrochée comme une noyée à la bouée qu'on lui lance. Le moment est fini, le charme est rompu, mais le trouble reste, profondément ancré. En dépit de sa volonté, elle ne parvient pas à se détacher de lui totalement, restant là, la joue appuyée contre son torse, leurs poitrines se soulevant au même rythme saccadé.

Une inspiration profonde... la jeune femme tente de rassembler quelques bribes de lucidité pour prononcer quelques mots d'une voix qu'elle voudrait ferme mais pourtant n'est qu'un murmure, presque une caresse à son oreille.

Désolée... Je ... Tu es ... Je ne pensais pas que... tu étais si bon danseur ... Parti comme tu l'es, la sortie de la semaine prochaine sera un succès... et la réputation de Park se verra gratifiée du mot « séducteur hors pair » si elle ne l'a pas déjà... Toutes les femmes te tomberont dans les bras si tu agis ainsi....

A l'instant où ces mots franchissent la barrière de ses lèvres, son coeur se sert. Certes, la sortie test prévue a toutes les chances de se passer excessivement bien, la fin de soirée promettant d'être difficile pour convaincre la gente féminine de le laisser aller... A la seconde où cette pensée la frappe, ce n'est plus lui qui l'inquiète pour ce test, mais elle... Et surtout cette pulsion de haine qui lui étreint les entrailles lorsqu'elle songe que d'autres femmes risquent de partager semblable moment avec lui... cet élan de violence contre ces anonymes qu'elle ne parvient pas à identifier... la jalousie ?

suite ici

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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Ven 13 Mar - 17:02

Vient de...


Ambiance indispensable ! (Enigma – Boum-Boum)

Une brise légère... Le bas d'un voilage immaculé se soulève. Mouvement ralenti qui révèle la chambre de Bok-Goo à l'indiscrète...

Sa main fine se porte à la clenche, pour s'arrêter, suspendue dans son geste. Le ressac en fond sonore rythme sa respiration... jusqu'à la tempête... Sa poitrine se soulève, soudain haletante. Un instant, elle se plaque contre la vitre. Deux perles d'onyx ne peuvent se détacher des deux corps se découvrant sur le lit.

Deux silhouettes, semblables en tout point, jusqu'au Serpent tatoué sur leur torse lui font face. Les deux animaux de légende s'effleurent. Sur les muscles saillant, les reptiles semblent prendre vie pour mieux s'enchevêtrer.

Deux hommes, reflet l'un de l'autre, mêlent leurs souffles sans que leurs lèvres ne se touchent. L'un rejette lentement la tête en arrière. L'autre s'empare de la chair tendre de son cou. D'une kyrielle de baisers, il la goutte, la déguste.

Silencieuse, une ombre nacrée se glisse dans la pièce, nimbée d'un rayon de soleil. Une main forte vient de se noyer dans la crinière ébène de son double. Ses paupières se ferment, volupté consommée.

Ses lèvres suivent la ligne artistiquement dessinée du menton, s'interrompent le temps d'une inspiration rauque. Deux soupirs se confondent... L'exploration continue. Elle suit la progression sur ce corps bien connu... le pli de son cou... la ligne de ses pectoraux, dessin digne des plus grands chefs d'œuvre.

Saccato sur une inspiration de la jeune femme... Ses petits poings se serrent. Ses dents mordent douloureusement sa lèvre inférieur. Ces abdominaux... Ce nombril qu'il explore de ses lèvres, de sa langue, descendant encore et toujours, découverte dangereuse pour la santé de la voyeuse.

Soudain, elle redécouvre l'usage de ses poumons. Une paire d'yeux brillants de désir vient de se poser sur sa bouche envieuse. Nul mot n'est prononcé. Toutefois le lien qui se tend entre leurs regards n'est que désir, partagé, amplifié de la conscience l'un de l'autre. La caresse se suspend. A la limite d'une barrière prête à tomber, le second se redresse. L'échange s'interrompt pour se prolonger entre le Serpent et son reflet.

Elle, retient sa respiration, tendue comme la corde d'un arc prête à rompre d'un simple signe. Il ne tarde pas... Deux regards de braise se posent sur elle. Les prémices de ce qui ne saurait tarder les voilent.... plus envoutants encore.

Soudain, celui qui lui tournait le dos une seconde auparavant lui tend une main, paume ouverte. Quand ses doigts se posent sur sa peau brulante, le contrôle n'est plus. Les sensations se mêlent, se confondent.

De qui des deux l'embrasse, attise la lave en fusion dans ses veines, elle n'en a cure. Seule compte la volupté. Enflant par vagues sous sa chair, à l'instar du ressac, à quelques mètres d'eux, le plaisir la transporte. Sur tout son petit corps de poupées, leurs doigts se fraient un chemin. Serpents sous ses vêtements, ils révèlent sa nudité sans même qu'elle n'en ait pleinement conscience.

Une bouche capture son intimité. Des lèvres cueillent chacun de ses gémissements. Lentement, leurs langues l'emmènent plus loin, par delà ses limites. Mei-Ri n'est plus qu'un volcan de sensualité, corps incandescent sous la braise de leurs caresses.

Sa raison n'est plus, abolie par le jeu auquel ils se livrent. Bourreaux tendres, ils l'amènent juste sur le fil, au bord du gouffre de la jouissance. Chaque le frôle, s'apprête à basculer, leurs effleurements s'apaisent, se modifient. Douce torture qui la laisse tremblante, pantelante. Aveugle dans le plaisir, elle tend une main, caresse les nœuds d'une musculature. Une seconde volée à ces deux hommes dont elle est le jouet.

Aussitôt, ses doigts sont capturés. La moiteur d'une bouche se referme sur son index. Comme pour la friandise la plus délicate, elle est dégustée, avec une retenue qui lui fait friser la folie. Son dos s'arque. Ses reins se soulèvent. Sa plainte est une nouvelle fois étouffée tandis qu'une main court sur son bas ventre. Son buste se soulève, cherchant ces abdominaux qu'elle a caressé.

Une étincelle de volonté l'anime, fugitive. Juste le temps pour elle de reprendre un semblant de contrôle. A son tour, sa petite main agile torture l'un de ses deux amants, menant le jeu. Les lèvres qui dévorent les pointes couleur de fruit mur de sa poitrine se plient au rythme qu'elle impose aux élans de plaisir prodigué. Satisfaction rapidement oubliée tandis que, enfin, sans que jamais les mains ne quittent sa peau, l'appel primaire vers lequel se tendait sa chair se trouve comblé.

La frénésie l'emporte soudain. La lenteur atroce du va et vient, superficiel, bien trop superficiel, s'interrompt. Alors qu'elle pensait ne plus pouvoir s'enfoncer plus encore dans la folie, ils la détrompent habilement.

Poupée entre leurs mains, elle n'a plus rien d'une froide porcelaine. Petite sauterelle entre deux corps de géants, elle n'est plus que plaisir. Les coups de reins s'accélèrent, gagnent en puissance. Rien ne peut plus retenir ses gémissements, brulée de toute part, comme la braise incandescente.

Des dents qui lui dévorent le lobe de l'oreille jusqu'aux extrémités de ses doigts qui se serrent, se desserrent sur l'objet de son désir, en passant par son ventre, exquisément dévoré, il n'y a plus de limite entre son corps et les leurs.

Plus forte et dévastatrice que toutes les autres, la flamme de la jouissance enfle en elle. Dans un ensemble presque parfait, trois corps se tendent, s'arquent les uns contre les autres, pour mieux s'apaiser. Brûlants, ils retombent entre les draps, apparemment repus.

Cependant, déjà, sa bouche gonflée de baisers est à nouveau possédée, deux doigts encadrant son menton pour l'orienter. Le poids d'un corps sur le sien... Des mains qui la manipulent, pantin désarticulé, la changeant de côté sans effort. Lorsqu'elle fait face au regard du second, réplique exacte du premier, c'est la même ardeur qu'elle y lit, même si, malgré les similitudes, les différences sont là, dans le fond de ces prunelles.

Le répit qu'elle croyait acquis n'est pas entendu par tout le monde....
Presque contre sa volonté, ou du moins sa conscience, la fièvre, à peine retombée, lui coupe de nouveau le souffle, ainsi que ces mains, multipliées comme à l'infini, qui prennent possession de son corps, une nouvelle fois.


--------------------------------------------------------------------------------------------------------

En sueur, haletante, la petite blonde se retourne. Sa paume vient écraser le bouton off du réveil qui lui vrille les tympans. D'un doigt tremblant, elle repousse une mèche, collée à son front par la sueur. Ses paupières s'ouvrent. Ses prunelles scrutent sa couche. Le drap se voit repousser aussitôt sans ménagement pour lui livrer passage vers la salle de bain.... et l'acte nécessaire à l'apaisement de ses sens après un rêve qui lui a semblé bien trop réel pour ses pauvres émotions... une douche... glacée...

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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Lun 16 Mar - 17:03

Ambiance


Tu te fais des illusions mon pauvre vieux…..

Les deux mains penchée sur le rebord de l’évier, le visage couvert de mousse à raser, Bok-Goo fixe son reflet dans le miroir…
Une main se saisit du rasoir, et ses gestes deviennent mécaniques tandis que les images de quelques scènes se profilent dans l’horizon de ses yeux….
Une bataille de pop corns pour un sourire et une joue fraichement rasée…..un soupir de poussière rose pour une scène de combat…..deux yeux de poupée, un autre geste afin de racler la mousse….un sourire idiot reflet de lui-même..
...et ce soleil….

…qui l’emplit de joie car pour la première fois dans sa vie, il sait ce qu’il veut….

Torse nu, habillé d’un simple pantalon de jogging, il observe un homme tout simplement amoureux, essuie le reste de mousse…vérifie la blancheur de ses dents d’un coup de langue…

Il sait que le test a été concluant, lui-même se sent pousser des ailes pour un seul de ses sourires…
.. Et pourtant…il y a d’autres femmes…..


-C’est vrai !!! Elle n’est pas la seule femme sur terre après tout !!!!
Cette phrase il vient de la prononcer tout haut, un peu comme s’il tentait de sermonner son reflet…
Reflet qui lui répond par un sourire….

-*…mais elle est la seule qui compte….*.
Il secoue la tête….s’insurge, mains campées sur les hanches…..
-En plus….c’est une naine, et elle n’a pas de seins….bon sang mais qu’est ce que tu lui trouves ?
-*C’est elle qui m’a trouvé…*

C’est d’une voix rauque qu’il vient de prononcer ces derniers mots, et à l’instar des vagues qui lèchent le sable fin, ses pieds trainent au sol dans un bruit de glissement. Au passage, il se saisit d’un débardeur noir qu’il enfile avec nonchalance….persuadé d’être le premier levé…


En arrivant dans la cuisine, il croise le regard de Huan qui pendue à la machine à café, lui décoche un sourire poli…..

Déjà levée petite fleur de lotus ?
Oui !!! Je repars aujourd’hui pour la chine !!!!! Votre tatouage ne demande plus de surveillance….
Vous semblez en effervescence…..
*…Et pourtant il y a d’autres femmes….*
Oui !!! Avec l’argent que j’ai gagné grace à votre tatouage, je compte rénover mon centre, et y engager du monde !!!!
*….mais il n’y a qu’elle qui compte….*.

Et bien vous avez gagné le gros lot il me semble…..
Vous aussi !
Elle lui sourit, puis pose sa main sur la sienne.

Rencontrer l’amour de sa vie est la plus belle chose qui puisse arriver, cela vaut plus que de l’argent, ou des voitures….
Sans même s’en rendre compte, il se met à balbutier quelques mots en chinois….s’empourpre sans même savoir pourquoi….moment que choisit une petite sauterelle pour entrer dans la cuisine….

Habillée d’une simple robe de chambre de satin turquoise, ses cheveux glissent sur celui-ci en milliers de perles d’eau….apparement la belle sort de la douche….
Bok-Goo visiblement ennuyé, dégage sa main de l’emprise de la chinoise, puis se tourne vers Mei-Ri ….
Changeant du tout au tout, il fronce les sourcils, puis ajoute d’un air sévère…..


Tu es en retard, décidément, ça ne te va pas de sortir tard le soir toi !!!
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Mei-Ri Yue
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Lun 16 Mar - 17:57

Ambiance !

Douche glacée... insuffisante... ce qui la calme, en revanche, c'est la scène se dévoilant sous ses yeux. Une main se retire de celle de la chinoise, tout sourire. Un Bok-Goo a l'air pour le moins étrange qui se fait bien vite sérieux... Trop pour être honnête ! Elle en a décidé ainsi.

Ses paupières se plissent à l'extrême en rivant un regard amer sur l'accusateur, puis sur la main de la tatoueuse. Ses mots sortent, claquant comme un coup de fouet dans le nuage sur lequel il était depuis le levé, insuffisant pour l'en faire tomber mais largement assez pour ébranler son assise.


En retard ? J'aurais plutôt dit en avance apparemment !

Vipère face au Serpent se devinant sous le débardeur noir, elle s'en détourne. La machine à café devient l'objet de toute son attention. Attendant que sa tasse ne coule, sans lui adresser un coup d'œil, ses paroles, en chinois, sons dénué de toute amabilité.

Vous êtes encore là vous ? Si l'ile vous plaisez tant que ça il aurait suffit de le dire, je vous aurais offert une suite avec vos gorilles !
Je repars aujourd'hui...
Et bien, ce n'est pas trop tôt !

Toujours sans leur accorder un regard, elle se saisit de sa tasse, son paquet de cigarettes et sort sur la terrasse, non sans remarquer du coin de son champ de vision le rouge aux joues de la chinoise, marque de sa gêne devant ses intonations blessantes.

Accoudée à la balustrade, ses perles d'onyx se perdent dans le va et vient du ressac. Derrière elle, elle perçoit le chuchotement de voix. Son poing se serre, pour empêcher les larmes qui lui piquent les yeux de jaillir. Frustration, peine.... elle se refuse à identifier cela... Il veut la réconforter ? Grand bien lui fasse !

Dans une nouvelle flambée de colère teintée d'orgueil, elle allume sa cigarette, tire rageusement une bouffée. Tel un dragon, fulminante, la fumée l'entoure une seconde, sortant de ses narines dans un soupir irrité.

Pour être honnête avec elle même, elle ne tient pas en place. Sa colère est autant tournée contre lui que contre elle. Elle pensait pourtant s'être apaisée après les longues minutes sous le jet glacé, rafraichissant sa peau et ses sens échauffés. Mais en le voyant, là, face à elle... Elle se serait levée directement, l'effet aurait été le même !

Une sonnerie au grand portail... de l'agitation dans la cuisine... des roulettes de valises sur le sol de l'entrée... Sens aux aguets, elle perçoit chaque signe du départ, jusqu'à la portière qui claque et les graviers qui crissent sous les pneus de la voiture.

La suite, elle la pressent, l'attend de pied ferme, se préparant mentalement à lui faire face à nouveau. Et cela ne manque pas d'arriver. Malgré leur solitude dans la villa, il referme la baie vitrée, les isolant du reste de la maisonnée, déserte, enfin...

Son pas est furieux, tout comme son regard qu'elle sent lui bruler les épaules.


On peut savoir ce qui t'a pris ?

Soudain, l'envie pressante d'une gorgée de café la pousse à plonger le nez dans sa tasse... Un coup de vent l'oblige à se détourner de la rambarde, envoyant voler une de ses longues mèches humides en travers de son visage.

Alors ? J'ai le droit de savoir la raison ou tu as simplement été une garce pour le plaisir de gêner cette pauvre Huan ?

De son profil qu'elle lui offre, il perçoit ses mimiques, répétant silencieusement ses trois derniers mots, grimaces tournant au ridicule ses paroles. Mais toujours, elle évite de poser les yeux sur lui. Excédé, il se saisit de son épaule pour la forcer à lui faire face.

Tu t'es levée du mauvais pied et cherche à te défouler ? Tu as mal dormi et tu as besoin de casser de l'innocent au réveil ? Quelque chose que tu digères mal d'hier ?

Le coup est bas... comme ceux qu'elle a porté un peu plus tôt. La fin de soirée lui revient en mémoire. Enfin, finissant la dernière gorgée brulante, elle lève un regard contrit au dessus de la porcelaine.

Soudain, le fond de tasse heurte la table à leurs côtés, la force juste assez dosée pour ne pas qu'elle se brise. Deux pas en direction du coréen comblent la distance entre eux tandis que quelques syllabes lui échappent, peu habituelles venant d'elle.

Et merde !

Sans que rien ne l'en prévienne, les deux mains fines du petit bout de femme prennent son visage en coupe, l'attirent au sien. Pleines de passion et de désir, ses lèvres se moulent contre la bouche de Bok-Goo en un baiser avide, gourmand, renversant de sensualité voir plus encore...

Sa langue force presque le passage pour s'insinuer dans sa bouche, entamant une danse endiablée, maitresse de ballet parfaitement consciente de l'échauffement des sens que son baiser provoque en lui puisque reflet exact de ce qu'elle même ressent depuis la sonnerie de ce maudit réveil. L'apaisement de la douche est bien vite oublié, tout comme la retenue de la blonde assassine qui menace de fondre à l'instar de la neige au soleil.

Aussi violemment qu'elle l'a possédé, elle le rejette. Dans une profonde inspiration, elle fait un pas sur le côté, attrapant sa cigarette fumante dans le cendrier pour se donner une contenance. Le silence, même s'il ne dure que quelques secondes lui pèse lourdement.


Que ...

C'est un Bok-Goo surpris à l'extrême, renversé par le volcan en fusion qui vient de le heurter ainsi, qui tente de composer un semblant de question. Sans poser à nouveau les yeux sur lui, sa voix est plus guillerette, comme libérée d'un poids, même si le soupir de frustration se ressent largement.

ça... c'est parce que tu m'as fait passer une excellente nuit !
Hein ?
Va t'échauffer, j'arrive dans cinq minutes ! Les cours physiques reprennent à compter d'aujourd'hui !
Si tu veux suivre ta chère fleur de lotus, les clés sont dans l'entrée et la voiture au garage, tu as encore le temps !

Sans un bruit, la silhouette turquoise s'éloigne vers la porte de sa chambre. Le jeune homme, se remettant de ses émotions, vient s'appuyer d'une main sur la rambarde, cherchant ses esprit...

Elle est complètement folle !

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Mei-Ri Yue
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Ven 20 Mar - 1:13

Ambiance

Studieuses, deux silhouettes sont penchées sur des livres, face à face. Dans la lueur du couchant, l'un écrit et répète pendant que l'autre dicte, énumère, délivre ses enseignements. La scène est parfaite, élève et professeur dans une atmosphère loin du reste du monde que rien ne semble pouvoir troubler.

Pourtant, au delà des apparences, quiconque regarderait de plus près pourrait s'apercevoir que sous l'application se cache un fond de gêne. Un regard qui s'attarde un peu trop longtemps sur lui, à demi masqué par ses cils fournis... Des joues qui rosissent dès que leurs prunelles se croisent... bien qu'elle fuit immédiatement, relevant imperceptiblement l'ouvrage qu'elle consulte comme une barrière entre eux.

Le livre s'abaisse une nouvelle fois... ses mains se croisent sur les pages, plus que jamais iconographie de la petite poupée sous ses boucles blondes qui mangent ses traits. Un instant de silence... comme suspendu sur le fil du temps... Le stylo qu'il tient est plaqué sur sa copie alors que ses yeux capturent ceux de la jeune femme.

Soit un peu sérieuse tu veux ? J'essaie de travailler, MOI !
Pardon ?

Le sérieux soudain de Bok Goo la laisse pantoise. Un léger raclement de gorge, une profonde inspiration... dans un but unique, celui de se donner une contenance, cela ne fait aucun doute.

Excuse moi, j'avais l'esprit ailleurs. Reprenons !
Ailleurs... bien sur....

Le petit sourire satisfait de l'homme qui lui fait face ne fait qu'ajouter à sa gène, la poussant à replonger dans les lignes où se mêlent coréen et anglais, langues qu'il maitrise de mieux en mieux... pour elle.

Soudain, dans la paix ambiante, les stridulations d'une sonnerie téléphonique les interrompt, la faisant presque sursauter. Depuis le temps qu'ils sont ici, les messages qu'elle recevait régulièrement au début se sont espacés, jusqu'à s'arrêter...

Presque hésitante, elle soulève le clapet de son portable sous le regard inquisiteur de son compagnon. Le message s'affiche, marquant l'effacement de toute expression sur le visage de Mei-Ri. Aussitôt, elle se lève pour quitter la pièce, ne marquant un arrêt qu'avant de franchir la porte et la refermer derrière elle.

Je reviens rapidement, continue là où nous nous sommes arrêtés. Je t'interrogerais à mon retour !

La suite... seul le claquement de ses talons s'éloignant la lui indique. La porte d'entrée est ouverte sans un bruit, ainsi que la portière du véhicule l'attendant au devant de la villa. Celle ci se referme sur son ombre, mêlée à celle d'un homme qu'elle ne connait que de nom, évocation du Phénix comme son bras droit...


Son attitude n'est plus la même alors qu'elle regagne les couloirs de la demeure. Sans un regard, elle passe rapidement devant la porte de leur salle de travail, se dirigeant, décidée, vers sa chambre. Cependant, une silhouette sort de l'ombre et l'arrête.

Vive comme l'éclair, elle se retourne pour faire face à Bok Goo, rivant son regard froid et éteint sur ses doigts qui enserrent sa peau. Plus rien en elle ne ressemble à la femme dont il partage le quotidien depuis plusieurs semaines ou du moins, à celle qu'elle est devenue.

C'est la Mei Ri du premier jour qu'il a face à lui, sombre, reine des glaces dans son attitude détachée de tout, jusqu'au regard qu'elle pose sur lui, le ton de sa voix tandis qu'elle l'invective.

Lâche moi Bok Goo !
Qui était ce ?
Cela ne te regarde pas...
Que se passe-t-il ?

Un sourcil de la petite blonde se soulève. La réponse est clair, quoi que silencieuse, la même que la précédente... D'un geste sec, elle se dégage et lui tourne le dos. Le peu de lumière filtrant par la porte entrouverte lui laisse entrevoir le flot d'une crinière d'or oscillant sur son dos, sa chute de rein.


Mee-Ae !

D'un pas vif, il la rattrape pour la voir se saisir d'une valise compact dans laquelle, rapide et précise, elle entasse des vêtements déjà pliés, comme si elle se tenait prête à partir à tout instant.

Tu pars ?
Deux jours, trois au maximum...

Devant son intonation et sa voix alors que le doute l'a pris, la détermination intérieur du papillon chancèle. Sa voix s'adoucit, si peu... mais suffisamment pour que, lui qui la connait à présent mieux que personne le perçoive.

Pourquoi ?
Une mission... prioritaire...
Suffisamment pour mettre celle ci entre parenthèses ?
Je ne discute pas Bok-Goo, j'exécute les ordres... et ceux là ne te concernent pas !
Et je suis sensé faire quoi ? Rester là à attendre comme une bon toutou ?
Profites-en ... Tu as ce temps pour te reposer, ou travailler, je ne te demande rien, nous reprendrons à mon retour !

Durant quelques minutes, elle disparait dans la salle de bain. Lorsqu'elle regagne la chambre, sa petite robe d'été légère et décontractée n'est plus. Retour au tailleur de grand couturier, ajusté au millimètre près sur son petit corps... professionnelle jusqu'au bout des ongles.

D'un geste sur le tiroir de sa table de nuit, elle débloque un mécanisme. Un bruit sourd se fait entendre... Une trappe s'ouvre. Entre ses doigts fins, le Glock parait déplacé, plus encore que lorsqu'il l'a vu dans le bureau de Park... durant leurs entrainements...


Alors c'est ça l'Aile Ecarlate...

Ces mots, il les a prononcé alors qu'elle s'engouffrait dans le couloirs, sans un regard pour lui. Arrivée à la porte, les phares d'une voiture se devinent dans la cour, au travers des fenêtres la surplombant.

Soudain, la valise se dépose, claquement sec dans le silence qui semble former une seconde peau autour d'elle. Le manteau en équilibre sur son bras, plié avec soin, heurte le sol... alors qu'elle même se jette dans les bras de celui qui parvient à la troubler... au delà de toute mission, de toute froideur dont elle est incapable de faire preuve totalement envers lui.

Un baiser rapide est déposé sur les lèvres du jeune homme, comme pour se retenir, ne pas fragiliser plus encore la préparation mentale qu'elle opère en elle même depuis l'énoncé de la mission. Une main se glisse dans le cou de Bok Goo, l'incite à se pencher tandis que sa bouche frôle son oreille, effleurement d'une aile d'un papillon, prêt à s'envoler.

Si je pense à toi maintenant... Je suis perdue... Ne m'en veux pas, je t'en supplie... Je reviendrai !

A peine une seconde, pas le temps pour la retenir... La porte se referme... Le bruit d'une portière qui claque, des gravillons sous les roues... Le temps d'un murmure, le papillon s'est envolé...

Va à...

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Dernière édition par Mei-Ri Yue le Sam 4 Avr - 4:42, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Ven 3 Avr - 15:37

Précédemment

Don Henley- Boys of summer


Deux jours qu’il ne la voit pas, plus précisément, qu’il ne la regarde pas….
Ses séances de jogging, il les fait seul, se levant aux aurores pour éviter son regard, oublier sa présence…
Si d’aventure elle lui parle ce sont des grognements qui fusent de ses lèvres serrées….

Cet après-midi là, il est au téléphone, de la baie vitrée elle peut l’apercevoir, sosie parfait de Park….plus beau encore…plus sombre….
Il grimace…plante son pouce et son index dans l’encoignure de ses yeux de cobalt….semble soucieux….marche de long en large puis soupire….
Au moment où leurs regard se croisent, délibérément, il lui tourne le dos….


-------------------------

Je peux savoir où tu vas ?
Une cigarette à la main, nimbée d’un voile bleuté, le papillon observe Bok-Goo enfiler sa combinaison de moto….l’air absent…
La fermeture éclair enferme le dragon qui sommeille sur sa peau halée…, ses cheveux noirs sont aussi bleutés que sa combi…tout en lui respire la classe et l’élégance, le calme et l’assurance…..

J’ai à faire…je serai de retour ce soir…..
Alors qu’elle tente de se mettre en travers de son chemin, droite comme un I, le nez levé vers lui….fière et dure comme le roc, il s’arrête….
Attends, j’ai le droit de savoir où tu vas Bok-Goo je suis responsable…..
Je ne suis pas ta chose Mei-Ri….
Doucement mais hérissé d’un voile d’exaspération, il la pousse, afin de passer…..
Non !!!!
Sa petite poigne s'enroule autour de son bras, il se raidit…regarde d’abord sa main ongulée de rouge, puis plante son regard dans l’encre de ses yeux….

Mei-Ri….cela n’a rien à voir avec toi, ni avec notre mission…c’est personnel…..
Alors je viens avec toi !
Je t’ai dit NON !!!

Cette fois son ton vient de monter….sa voix est forte et autoritaire….son charisme et son calme le rendraient presque effrayant….
Il se défait enfin de son emprise, la fusille du regard, serre les dents pour enfin se diriger d’un pas rapide vers la table où repose un casque noir…

Sa combinaison le gaine comme une seconde peau, une fois équipé de son casque, rien ne peut plus l’arrêter…
Il passe la porte tandis qu’elle reste un moment là….estomaquée par son attitude plus que immature…

Une ou deux minutes passent, un ronronnement de colère se fait entendre, déjà les grilles de la propriété s’ouvrent sur un monstre de métal, assorti aux couleurs de son maître…
Tandis que les palmiers se secouent doucement au gré du vent, qu’au loin les surfeurs s’ébrouent sous le soleil, Bok-Goo déjà s’éloigne de la villa, prenant la direction du centre ville….
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Dim 5 Avr - 2:17

Ambiance

Mei-Ri….cela n’a rien à voir avec toi, ni avec notre mission…c’est personnel…..

Jusqu'à ce que le ronronnement de la moto s'éloigne, elle ne peut bouger. Là, derrière la porte d'entrée, la coréenne s'est statufiée, entendant le sens de ces mots qu'il lui a lancé au visage... Les minutes s'égrainent, le silence s'impose dans la vaste demeure, uniquement troublé par le bruit de sa respiration, hachée, celle d'un sanglot, sans les larmes.

Mécaniquement, ses doigts attrapent son téléphone au fond de la poche de sa veste. Ses ongles courent sur le clavier, appelle le numéro enregistré en position numéro 1. Une première sonnerie... une seconde... un son venant du salon, une mélodie attire son attention. Quelques pas las la mènent en sa direction, suffisamment pour qu'elle aperçoive le téléphone de Bok-Goo abandonné là... un autre moyen de s'assurer de la laisser en arrière.

Soudain, l'inquiétude la saisit, irréfléchie, au delà de toute considération réaliste... Son attitude des deux derniers jours, celle de celui de son départ pour Vegas... Ce détachement qui ne lui ressemble pas qu'il parvient à adopter de mieux en mieux... proportionnellement au sien qui lui échappe à chaque instant passé à son contact.

Pleine d'un doute qu'elle se refuse à écouter, c'est sur la touche numéro 2 qu'elle presse cette fois ci son pouce. La voix de Na Yung lui répond, à l'autre bout. Entre les deux femmes, la communication est brève, sans fioritures, comme en chaque instant depuis qu'elles sont en relation pour la mission, le bras droit de Park étant devenu son interlocuteur privilégié au sein de la demeure du Serpent.

J'ai besoin du traceur satellite.
Quel véhicule ?
N°3, il ne devrait pas être bien loin... il me faut sa position et sa direction.

Un silence se fait entendre à l'autre bout du fil, uniquement troublé par le cliquetis ferme et professionnel des ongles de Na Yung sur le clavier d'un ordinateur. En fermant les paupières, Mei-Ri parvient enfin à arrêter les mouvements nerveux qui l'agite pour tenter de s'imprégner du calme de son interlocutrice. Cependant, lorsque sa voix résonne à nouveau de l'autre côté, elle ne peut retenir un petit sursaut d'appréhension.

Clinique Saint Pierre, le véhicule vient d'entrer au parking. Doit-on envoyer des hommes ?
Merci, je m'en occupe...

Le téléphone l'éloigne avec lenteur de son oreille, perdue dans ses pensées, elle ne voit pas la carte qu'elle a étalé quelques secondes plus tôt devant elle. Soudain, l'évidence la frappe. Le clapet de l'appareil se referme sèchement alors que déjà sa silhouette toute de blanc vêtue court à perdre haleine jusqu'aux garages pour enfourcher son propre démon d'acier. A peine le temps d'enfiler son casque que déjà, elle franchit les barrières de la villa à toute allure, comme si elle avait le diable aux trousses.

Les kilomètres en direction du centre ville sont avalés à une vitesse défiant tout contrôle, se moquant totalement d'une quelconque présence de la police. Sa longue veste immaculée se soulève au vent qui s'y engouffre, la refroidie comme de l'intérieur malgré la température ambiante, mais elle n'en a cure... tout ce qui compte c'est en avoir le cœur net.. le rattraper... le voir... comprendre...

Un flot de boucles sombres s'échappe lorsqu'elle ôte son casque à toute vitesse, sautant de son bolide à peine arrêté. Le claquement de ses talons sur le sol de la clinique attire l'attention d'une aide soignante, l'enjoignant à plus de discrétion... Tout cela, elle ne le voit pas. Ses yeux se posent sur l'agent d'accueil vers lequel elle se précipite. Ses mots sont hachés sous le coup de l'urgence, un sentiment indescriptible se lit sur ses traits.. celui de l'absence, du manque... Sans s'en rendre compte, c'est en coréen qu'elle s'adresse à l'homme qui finit par l'interrompre.

Lorsque sa peau entre en contact avec la main du papillon, elle la retire violemment, surprise de ce contact, prête à sauter à la gorge de l'importun, avant de se rappeler la situation, prendre une grande inspiration, à la suggestion de l'agent et continuer, en anglais cette fois.

Mon... mon mari vient d'arriver... Je l'ai perdu dans les embouteillages... Je ... je dois savoir dans quelle chambre il s'est rendu !
Décrivez le moi, je verrais ce que je peux faire pour vous.
Coréen, plus d'1m80, les cheveux noirs... en tenue de moto, noire aussi ... large d'épaule... Son frère est ici.

Un sourire compatissant s'affiche soudain sur les traits de l'agent d'accueil qui baisse les yeux sur le registre, le consultant par sécurité plus qu'autre chose...

Si je ne me trompe pas, votre mari est bien venu pour son frère... 14ème étage, chambre 1405. Les ascenseurs sont par là...

D'un geste vague, il lui indique les deux cabines sur l'un des côtés du vaste hall. Sans réfléchir plus, à l'instant où l'une d'elle se referme, elle s'y engouffre, in extremis, appuyant sur le bouton d'étage frénétiquement.

L'ascension semble durer des heures. Les données lues dans le dossier remis par Na Yung au premier jour lui reviennent en mémoire... Frère dans le coma... transféré à la clinique Saint Pierre... Sous appareillage... Les propos qu'elle lui a tenu pour le pousser plus loin... sur sa lâcheté... sur son frère...

Petit être monochrome, elle se faufile entre les battants à peine ouvert pour courir à perdre haleine vers le service, appuyant sur le bouton d'appel avec l'énergie du désespoir, rapidement interrompue par des infirmières excédées. Seules les menaces de lui interdire l'entrée la forcent à reprendre un semblant de calme, à contrôler sa respiration tandis que les motifs de sa visite sont vérifiés les conditions d'entrée dans le service expliquées.

Là, à quelques mètres de lui, elle en est certaine, l'asiatique se force à recouvrer une façade paisible tandis qu'elle hoche la tête en signe d'approbation et énonce le numéro de chambre, le nom du frère de Bok Goo. Soudain, une main compatissante lui effleure l'épaule, comme pour la pousser en avant, à franchir les portes.

Votre mari est déjà auprès de son frère... Hâtez vous, je pense que votre présence va lui être nécessaire dans les jours à venir !

A peine le temps de hausser un sourcil, de craindre de comprendre, déjà elle se voit avancer vers la porte qui lui a été désignée, comme extérieur à son propre corps, à ses actions. Sa main fine se pose sur la poignée, entrouvrant le battant avec douceur pour s'y glisser sans un bruit. Le dos penché sur le lit, elle le connait bien. Seul signe de sa présence, un souffle, son prénom, comme pour ne pas troubler cet instant qu'elle surprend, à son insu, ce moment dont il a voulu la garder extérieure...

Les mains pressées l'une contre l'autre, elle ne peut que rester là... Il n'a pas besoin d'elle... il le lui a bien dit ... Mais pour elle... c'est l'évidence qui lui apparait... cette nécessité de sa présence, qu'il le veuille ou non ... a fortiori maintenant, en ces minutes qu'elle pressent presque malgré elle, si difficiles pour lui...

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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Lun 6 Avr - 14:32

Nine inch nails : Leaving Hope


L’espoir fuit….
Les paupières baissées, assis sur le coin du lit, il tente d’ignorer toutes ces machines qui tiennent encore vivant le reproche de toute une vie…..
N’osant l’effleurer, il reste là…..à attendre….
Sans même s’en rendre compte, une perle d’eau glisse le long de l’arête de son nez pour enfin toucher le drap….


*Il vous entend peut-être…vous pouvez lui parler…..*
Les seuls mots d’espoir qui autrefois lui ont donné la force d’y croire….
…croire en ce qui n’est plus à présent puis qu’il le sait…..c’est pour cela qu’il est ici…..

*Il n’y a plus d’activité cérébrale Mr Jung…votre frère ne survit que grâce à ces machines, je pense que vous devez prendre une décision*

L’espoir fuit….l’acteur s’en va pour disparaître au fond de la coulisse…..une autre histoire commence, celle où Bok-Goo n’aura plus de frère, s’il décide d’écouter les médecins…..

Des images et des voix du passé s'entrechoquent dans son esprit, combien de fois ne s'est-il pas remémoré cette scène.....


*Bok-Goo je prends ta voiture, j’emmène Su-Jin avec moi…*
Il le revoit, joyeux, secouant devant son nez les clés de son bébé…..il revoit sa belle-sœur lui sourire tandis qu’elle ouvre la portière passager afin de s’installer dans le véhicule….

*Ptin fais gaffe tu sais que j’aime pas qu’on conduise ma bagnole !!!!!!*
*Ouais c'est ça !!!!A plus tard !!!!!*

Claquement de portières….il se mord la lèvre, puis se remet à son sac de sable.
Un crochet du droit, un autre coup, le bruit du cuir contre le cuir….une explosion suivie de sa déflagration qui le balaie comme un fétu de paille….et puis plus rien…depuis maintenant 3 ans……

L’espoir fuit car il n’y a plus rien à faire…si Su-Jin est morte sur le coup, Kim-Ho a survécu pour s’éteindre doucement et accrocher sa vie à des écrans et des machines….
La folie du Phénix est présente dans cette chambre…sans doute parce qu’il porte le nom de son mari, Kim bénéficie d’une infirmière particulière..de son kiné…..de fleurs apportées chaque jour…..
Le médecin a même parlé d’une femme venant lui rendre visite avec 3 enfants….une femme d’une grande classe….d’une grande beauté…..


Kim semble-t-il est un prénom qui porte malheur……et il faut être un Phénix pour visiter les morts, pour penser qu’il reste un espoir…..

…qui pourtant n'est plus….
Il soupire, se torture l’esprit……lève les yeux vers un homme qui est devenu laid, prenant une position ridicule, bouche ouverte, les poignets recroquevillés…..
Une attitude insupportable à regarder sans tomber dans la pitié ou le dégoût de son propre devenir…..


*Il vous entend peut-être…..vous pouvez lui parler*
*Je n’ai rien à lui dire….il a pris MA voiture…je lui avais pourtant dit…..
JE DETESTE QU’ON PRENNE MA VOITURE BORDEL*


C’est en hurlant et en balayant les produits de soins posés sur une tablette à l’hôpital qu’il avait tenté de se disculper de cette tragédie……juste avant de glisser assis le long du mur pour fondre en sanglots

*Il ne peut plus vous entendre….il n’y a plus d’activité cérébrale*

….. or c’est maintenant qu’il a besoin de parler, mais il est trop tard….parler pour obtenir une rédemption qui ne viendra pas….parler pour lui dire combien il se sent responsable….et que la vie n’est qu’un tas de merde…..que celui qui devait mourir c’était lui….

Personne ne l’aurait pleuré, lui…..

Il laisse échapper un petit rire cynique…
Peut-être que si…finalement…Mei-Ri l’aurait peut-être pleuré….

Mei-Ri dont il sent la présence depuis déjà quelques minutes….Mei-Ri qui n’a pu s’empêcher……Mei-Ri si froide et pourtant si fragile….
.. .qui se tord les mains, consciente qu’elle viole l’intimité de celui qu’elle aime…..

Mais qui ne peut s’empêcher…..

Sans même se retourner, il tend la main vers elle, l’invitant à s’approcher….
La petite se raidit…tourne les yeux de gauche à droite, visiblement déstabilisée….
Comme hypnotisée, ensorcelée par cette main qui se tend, elle s’approche…..
Il se lève doucement, lui fait face le visage baigné de larmes silencieuses…..le plus naturellement du monde, la serre dans ses bras presque brutalement, au point de l’étouffer, glissant ses doigts dans sa chevelure de soie……
Des murmures de sanglots, des spasmes le secouent doucement, il se laisse enfin aller contre elle, parce qu'elle peut le comprendre, parce qu'il existe entre eux un lien invisible et inexplicable, aussi fort qu'un lien de sang.

C'est dans ses bras qu'il s'effondre, car même s'il ne se sent plus seul...

L’Espoir n’est plus, et qu'il faut être un Phénix pour croire que l'on peut renaître de ses cendres....
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Mei-Ri Yue
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Mer 8 Avr - 2:58

Ambiance

Les bras de Bok Goo se referment sur elle, instant d'abandon. Le menton de la petite coréenne se pose sur le dessus du crane du jeune homme, passant ses mains dans son dos, comme pour le protéger du reste du monde, l'enserrant contre elle au plus proche. Là, du fin fond de sa mémoire, les mots d'une époque révolue depuis bien longtemps ressurgissent, ceux de sa mère...

Les jeunes femmes amoureuses sont comme des anges qui, lorsque cela est nécessaire, déploient leurs ailes afin de protéger contre leur cœur celui qui leur est plus cher que leur propre vie.

Derrière ses paupières qu'elle clôt un instant, ce sont des ailes qu'elle imagine étendre autour de lui, formant un cocon de réconfort et de protection... Non pas celles pures et immaculées d'un ange qu'elle n'est plus depuis longtemps, mais celles d'une femme papillon, fragiles membranes écarlates, trouvant enfin un sens à ce surnom qu'elle a adopté, une raison de l'arborer, non plus comme une signature, mais comme une fierté... Celui d'une éphémère qui vient de trouver une motivation pour vivre plus qu'un jour...

Jamais auparavant elle n'a eu à réconforter qui que ce soit, se tenant éloignant de toute relation humaine, volontairement ou non. Nombre de fois, de par sa fonction de tueuse, elle a plongé des famille dans l'affliction qui touche son compagnon aujourd'hui, cependant, jamais elle n'y a songé... avant lui...

Cet homme étendu, livide dans les draps immaculés, son frère, pourrait tout aussi bien être une de ses victimes... Et l'homme contre son giron, l'un des dégâts collatéraux qui, immanquablement, pleurent les disparus... Mais il n'en est rien... Sans vraiment savoir pourquoi, son cœur laisse tomber une nouvelle couche de la carapace de glace dont il s'est protégé au fil des années. Ses cils battent soudain, comme pour chasser une poussière de son œil. Le long de son visage, une larme solitaire et silencieuse dégringole jusque dans la chevelure sombre de Bok-Goo.

Sans vraiment chercher à savoir son origine, cette perle esseulée la soulage, la rapproche d'une certaine façon de l'homme dans ses bras. Le sillon tracé sur sa joue s'assèche rapidement dans la chaleur de la chambre. C'est face à un visage lisse, des yeux emprunts d'un sentiment de proximité qu'il se retrouve alors qu'il se recule de son étreinte, la maintenant face à lui.

Après une grande inspiration, il renifle une fois, deux fois. Les mains fines de Mei-Ri passent avec douceur sur ses joues, cueillant du bout des doigts les larmes qui semblent à présent s'être taries. Le son de sa voix remue alors le petit papillon par cette fêlure qu'elle y décèle, cet accent à peine perceptible qu'elle entend toutefois, trahissant la peine qui le broie de l'intérieur.

Tu n'as pas pu t'en empêcher...

Ce n'est pas une question, ni une accusation... uniquement une constatation... celle de l'entêtement d'un être qui se targuait il y a peu encore de son inhumanité, qui a fini par devenir, par lui et pour lui, de plus en plus humaine... au delà même... de plus en plus femme... à mesure que lui même est devenu un autre... pour elle, par elle...

Je suis désolée...

Trois mots soufflés du bout des lèvres, tête baissée alors qu'elle se recule d'un pas à l'entrée du médecin.

Monsieur Jung. Il est temps...

Le menton du jeune homme s'abaisse en signe d'assentiment. D'un mouvement souple, il se retourne pour contempler les traits de son frère, coquille vide à présent. Sa main se saisit de la sienne, sans réaction, geste d'accompagnement ultime. Elle hésite, sans un bruit, passe d'un pied sur l'autre, mal à l'aise. Cependant, son instinct prend le dessus. Ses doigts enserrent l'épaule musclée de celui qui partage ses jours.

Le bip de l'électrocardiogramme se modifie quelques secondes après que le médecin ait arrêté le respirateur, devenant un long signal uniforme à l'instant où le tracé devient plat. Lui aussi s'interrompt alors que l'infirmière coupe le signal.

Heure du décès...

La suite, elle ne l'entend pas, pas plus que le grattement du stylo de la soignante qui prend en note l'ultime information sur le dossier. Un court moment, la pression de ses doigts sur son épaule s'accentue avant de se relâcher totalement. Quelques mots sont adressés à Bok-Goo par le médecin. Les deux membres du personnel se retirent, emmenant avec eux, d'un frôlement sur son bras, la jeune femme qui se laisse entrainer sans effort.

Là, derrière la porte close, elle ne peut qu'attendre. Plusieurs fois durant les minutes qui s'écoulent en une tortueuse lenteur, elle hésite, fait un pas en avant, prête à partir, cesser cette intrusion qu'elle a osé, sans même y réfléchir... Ce viol de son intimité qu'elle a perpétré, lui revient maintenant en pleine face... Cette scène qu'elle a surprise, a troublée, elle en est certaine, dans laquelle elle n'a pas sa place, c'est clair à présent.

Un dernier mouvement en avant, arrêté en plein élan. Juste un effleurement, sur son poignet. Elle se retourne d'un seul bloc pour lui faire face. Des larmes silencieuses roulent sur les joues de celui qu'elle aime, alourdissant son cœur. Un mince sourire contrit joue sur ses lèvres nacrées, maquillage qu'elle hait soudain, plus que déplacé pour l'occasion, masque dont elle s'est une nouvelle fois parée au matin.


Je suis désolée...
Je suis content que tu sois là...

Il ne semble pas l'entendre, effaçant de ses mots toute sa culpabilité, de ses bras ses doutes, la serrant contre lui, plus doucement cette fois. Alors, sans raison aucune, une évidence la frappe soudain de plein fouet... Si les choses ne s'était pas déroulée ainsi qu'elle l'a compris dans le dossier, si la bombe avait fait la bonne victime, cela aurait du être Lui dans ce lit... Jamais elle ne l'aurait connu... Jamais elle n'aurait pu le pleurer.

Ses bras tremblants se referment autour du buste de son aimé alors qu'un unique sanglot silencieux la secoue, lui fait enfouir son visage contre son torse. Une étreinte fugitive, fragile à laquelle tous deux se laissent aller, pour des raisons différentes et si semblables... Pour l'un, la perte d'un être cher et tout le poids d'une culpabilité si lourde à porter... Pour l'autre, l'angoisse de perdre celui qu'elle vient de trouver, l'évidence frappante de leurs vies à venir et ses dangers... les possibilités de se trouver un jour dans pareille situation... Pour tous deux, la certitude d'une chose... Ils ne sont plus seuls.

A elle même ainsi qu'à lui, presque inconsciemment, elle fait une promesse, dans l'intimité de son esprit... Tant qu'elle en aura le pouvoir, la possibilité, elle le protégera, quoi qu'il lui en coute... Il est destiné à devenir garde du corps... Alors, si un jour, le besoin s'en fait sentir, elle sera là, barrage entre lui et... le néant... pour ne pas le perdre... quoi qu'il arrive.

Rentrons à la maison... Le Phénix s'occupera du reste... Tout est déjà organisé.

Tous deux se reculent, se font face. Leurs regards se rivent pour mieux se fuir. Chacun se tourne en direction de la sortie, essuyant ses larmes d'un revers de main... qu'il n'y ait pas de témoin, en dehors de l'autre. Alors qu'ils avancent à pas lents, les doigts de deux naufragés de la vie, tentant de se raccrocher à se port d'attache qu'il a trouvé en l'autre, se nouent pour ne plus se défaire tant que cela n'est pas indispensable. Lien discret et ordinaire pour beaucoup... plein de sentiments intraduisibles, imprononçables pour eux, deux êtres, à l'image de tant d'autres dans leur monde si particulier, dont la vie, jamais, ne pourra être ordinaire...

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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Jeu 9 Avr - 23:04

Ambiance


Adossée à la porte, elle le regarde…
Agenouillé devant l’autel de sa chambre, plongé dans une sorte de méditation, il fait face à l’ambre des flammes qui se reflètent sur son visage….
Tout dans sa chambre, respire la sérénité….la tristesse d’un départ qui pourtant ne pouvait être qu’inévitable….
Il ouvre les paupières, tourne le visage vers elle….puis comme à l’hôpital, l’invite à le rejoindre …les larmes au bord des yeux, semblable au lion blessé…..

Viens…..

Sa main se tend vers elle, le plus naturellement du monde, elle s’approche, visiblement mal à l’aise….
Sur le sol, ça et là sont étalés des bouquins….en Coréen…mais aussi en Anglais….elle sourit tristement, consciente des efforts qu’il fait depuis un mois…pour elle…
Tandis que sa petite main se glisse dans la sienne, que leurs regards se tendent l’un vers l’autre, les gestes qui suivent deviennent évidence….

Il se redresse doucement sur ses genoux, pose sa joue sur le ventre de Mei-Ri qui debout, enroule ses deux bras autour de sa nuque….
Il renifle, tente de cacher ses larmes, et alors qu’à son tour elle s’agenouille, il scelle sa douleur d’un baiser impérieux, un baiser qui lui rend l’oxygène dont il s’est privé depuis trop longtemps….
La solitude….la promesse de ne pas être heureux puisqu’après tout il ne le mérite pas….
La bêtise, la vie d’un solitaire, agressif et asocial, attiré par la fragilité d’un papillon aux ailes d’acier, ayant coupé le fil de tant de vies….
…Pour au final en sauver une seule….

Plongeant ses mains dans la jungle de ses cheveux il respire, embrasse, se nourrit du grain de sa peau, happe ses lèvres pour aspirer la vie qui enfin lui explose en plein visage, conscient que tout a une fin un jour, conscient que l’amour est aussi pur que le diamant…. aussi précieux ;…
Ils se redressent tous deux, leurs effets tombant un à un sur le sol, ils savourent chaque seconde, frissonnent au contact de l’autre, portés par leurs cœurs qui battent à l’unisson…plus loin, plus haut, pas à pas vers le lit qui les accueille….

Glissant sur les draps de satin noirs, leurs corps s’enchevêtrent lentement, roulent l’un sur l’autre avec douceur….
Ses seins contre son torse, elle ondule lascivement pour l’aider à s’insinuer en elle, leurs mains se cherchent pour se serrer, pour ne plus se perdre, et dans le torrent d’émotion qui les submerge, les murmures se disputent la place aux baisers…
Mei-Ri se cambre sous l’effet de ses caresses, et tandis que le serpent tatoué sur son dos rampe sur sa peau si pâle, elle s’ouvre enfin à lui, entièrement….totalement, heureuse de voir un sourire se dessiner sur ses lèvres charnues…
La respiration de Bok-Goo s’accélère, ses reins s’enflamment de passion charnelle…il se maîtrise, canalise ses pulsions animales pour
entrer doucement en elle.
A ce moment, sa voix devient murmure au creux de son oreille….

Saranghe……..
Elle se raidit…se laisse d’abord envahir par la panique, plante ses ongles sur la peau mat de son dos…aspire l’air qu’il lui vole à coups de langue et de baisers passionnés…puis abdique, vaincue par l’évidence de ce qui les unit en ce moment même….

Le jeune homme, troublé, se redresse sur ses paumes, contracte ses muscles abdominaux pour mieux naviguer en elle, pour lui faire l’amour comme jamais il ne l’a fait à aucune femme…. Parce qu’il est fou d’elle, pour l’entendre murmurer son nom….pour un seul de ses sourires…


….et pour qu’enfin, elle se donne à lui pour la plus belle des raisons….
Et pour la pire….
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Ven 10 Avr - 7:22

Ambiance (à commencer à 37secondes svp...)

Sur l'arrondi de sa joue, un rayon de soleil vient jouer. Un effleurement sur son visage lui fait froncer le nez, enfouir plus profondément son visage dans cette étreinte qui l'a bercée toute la nuit dans un sommeil sans rêve, le premier depuis des années. Un léger soupir lui échappe tandis qu'une main ramène en arrière la mèche qui lui barrait le front.

Les minutes passent, l'astre solaire continue son ascension quotidienne, finissant par heurter les pupilles du papillon à travers ses paupières closes. Là encore, elle se niche dans ces bras qui l'ont serrée la nuit durant, peu désireuse de mettre fin à cet instant volé à la vie.

Néanmoins, ses cils frémissent jusqu'à dévoiler ses perles d'onyx sous leur couvert fourni. Des limbes du sommeil, elle se débarrasse d'un étirement, comme une chatte. Un fin sourire étire ses lèvres alors qu'elle croise le regard mi clos de Bok-Goo, posé sur elle, observant chacun de ses gestes.

Cependant, la torpeur ne dure pas. Avant que l'un ou l'autre ne prononce un mot, une brise légère fait monter un frisson le long de la colonne vertébrale de la jeune femme. Une peur qui jamais ne l'a saisit auparavant l'étreint soudain, instinctive. Elle la pousse à ramener les draps sur elle, s'éloignant d'une impulsion du havre qu'il forme pour elle.

Mee-Ae...
Il... Il est tard...

D'un série de gestes maladroits, surprenants venant d'elle, habituellement si mesurée, elle tente de s'enrouler dans l'étoffe lisse. Celle ci de cesse de glisser, mettant en difficulté ses essais pour se relever. Au bout de quelques secondes d'acharnement, elle parvient à se mettre sur ses pieds, enroulée dans le satin noir.

Nous devons...
Qu'est ce que tu fais ?

Au degré de panique perceptible au fond de sa voix, le calme de son compagnon apporte une nuance certaine, ajourant le manque de naturel de son attitude.

Je...

Une seconde d'hésitation, le temps de trouver un bon prétexte pour se soustraire à son regard. Si elle ne le fuit pas, en dépit de ses tentatives pour que cela passe inaperçu, elle semble vouloir éviter qu'il se pose sur son corps.

Je vais me doucher. Nous devons reprendre l'entrainement.
Mei-Ri... Qu'est ce qu'il se passe ?

Elle le sent scruter ses traits, guetter la lueur de regret tant redoutée de part et d'autre par chacun. La certitude la saisit, elle ne peut laisser sa question en suspend, lui permettre de douter...

Je ne veux pas que tu les vois...
Voir quoi ?
Mes... toutes les cicatrices qui enlaidissent mon corps...

Un soupir précède un début de sourire. La faiblesse dont elle fait preuve en cet instant est pleine de franchise, loin de tout jeu. A cette minute de bonheur paresseux qu'il a pu contempler lors de son réveil, un effroi qu'elle ne parvient pas totalement à masquer a succédé. A présent, la petite chatte ressemble plus à une biche prise dans les phares d'une voiture, cherchant à s'en cacher.

Tes cicatrices ? Mais je les ai déjà vues !

Comme pour apaiser un animal peureux, sa voix revêt des accents de velours, toute en douceur, cherchant à apprivoiser le petit être qui lui fait face et semble au paroxysme de l'effroi alors qu'il ne souhaitait que la tranquilliser.

A chaque entrainement, à chaque tenue révélant un peu de ta peau, j'ai pu les voir.
Pas ... ainsi. Je ne veux pas que tu me vois... comme ça... Toutes ces horreurs...

Jamais elle ne s'en était souciée auparavant. Jamais le regard d'un homme sur les marques que la vie à apposer sur sa peau lui a semblé si effrayant... qu'il puisse voir ces défauts dont sont dépourvues les femmes plus... normales qu'elle.

Je les aime moi tes cicatrices.

L'expression de Mei-Ri se fige de stupeur. Durant une seconde, le temps entre ses deux phrases, elle le regarde comme s'il venait de dire que la terre est carrée.

Elles font partie de toi.... Tu n'as pas à te cacher !
Tu...

Toujours cette douceur qui la déstabilise, la fait osciller d'un pied sur l'autre, hésitant entre se précipiter vers la sortie ou obéir à sa discrète injonction. Un geste cependant la pousse vers l'avant, cette paume qui se retourne en sa direction, invitation silencieuse à poser ses doigts dans sa chaleur. A l'instant où leurs mains entrent en contact, il capture sa menotte pour l'attirer à lui, l'enserrant dans ses bras.

Je te l'ai déjà dit, j’ai jamais vu de fille aussi belle que toi… Pourquoi tu en doutes maintenant ?
Je...

Alors que la vision de l'électrocardiogramme plat s'impose à son esprit, lui revient aussi cette crainte qui ne cesse d'affleurer en elle depuis la veille...Depuis cet instant où celle qui a été à l'origine de tant de morts a pris conscience de la fragilité de la vie, a fortiori dans ce monde qui est le leur.

Son corps tendu comme un arc, prêt à bondir hors de l'étreinte se détend soudain, dans une seconde d'abandon, elle laisse sa joue venir reposer contre la peau de son amant, ainsi que les mots lui échapper, brusque élan de franchise qu'elle se refuse de regretter.


Parce que je ne veux pas courir le risque de t'éloigner de moi, de perdre l'homme que la vie a tant tardé à mettre sur mon chemin...

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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Sam 25 Avr - 7:14

A lire en premier lieu, pour partager le rêve du Papillon

Ambiance

Alors que la nuit projette encore ses ombres dans la chambre, la jeune femme s'éveille en sursaut. Son buste se redresse violemment. Ses mains se portent à son visage humidifié d'un voile de sueur. Elle est consciente que celle ci n'a rien à voir avec la chaleur du corps à ses côtés. Ce sont effectivement des frissons qui la secouent des pieds à la tête.

Avec une douceur qu'elle peine à conserver, Mei Ri s'extirpe des draps, prenant garde à ne pas réveiller son compagnon. Un regard au réveil... 5h08... Debout au milieu de la pièce, elle la parcourt des yeux, effleure chaque cachette possible, comme une enfant cherchant à se terrer dans un coin après un vilain cauchemar.

Lorsque la porte de la salle de bain se soumet à son inspection, elle s'y faufile, prenant petit à petit conscience de la raison de cette peur primale en elle. Ce n'est pas la mort... sa mort qu'elle a contemplé qui en est la cause... non... Elle n'a jamais craint d'être fauchée, quelque soit l'age auquel cela se produira, habituée aux risques de cette profession qu'elle a embrassée si jeune... La raison véritable, elle ne peut se le cacher, pas même à elle même, c'est la proximité de Sa mort, celle de Bok-Goo.

La prise de conscience... la promesse qu'elle s'est faite... tout cela remonte à une quinzaine de jours... trois semaines tout au plus. Cependant, cela lui parait à des années de la bulle dans laquelle ils semblent flotter tous deux depuis... En effet, si la routine a repris ses droits dans la villa, elle ne peut nier les changements qui s'y sont opérés.

De jour, les entrainements, les cours, les séances d'exercice, toujours plus poussés, toujours plus évolués, s'adaptant au niveau de son élève, progressant à une vitesse phénoménale. Si les regards qu'ils échangent sont plus lourds de non dits qu'auparavant, les effleurements plus... électrisants aussi, c'est lorsque s'achève le temps du travail que le mot changement prend toute sa signification.

Lors des rares moments de détente qu'ils s'accordent, la distance respectable qu'elle imposait entre eux n'est plus. Sans se forcer, tout naturellement, elle en est venue à s'habituer... Ce bras sur ses épaules, l'attirant à lui alors qu'ils regardent la télévision... Le poids de son crâne sur ses genoux, la texture de ses cheveux sous ses doigts tandis qu'elle caresse sa tignasse noir d'un geste machinal et doux alors qu'ils sont tous deux plongés dans un livre... Les mains de son amants sur ses hanches lorsqu'il la rejoint dans ses instants de contemplations, sur la terrasse...

Un soupire échappe à la jeune femme à l'instant où elle parvient enfin à maitriser ses tremblements, à refouler cette crainte. Ses pieds nus effleurent le carrelage froid. Sa main fine saisit d'un geste distrait la brosse à cheveux pour lisser sa longue crinière d'un geste machinal... Elle parait robot jusqu'à ses gestes lorsqu'elle se glisse sous la douche, loin de savourer les jets d'eau sur sa peau, afin d'essayer de réchauffer ce froid en elle. Ses yeux se ferment, sa silhouette s'immobilise, sa respiration finit de se stabiliser tandis qu'elle s'efforce d'appeler à elle les réminiscences de derniers jours, de constater d'elle même l'évolution, la réalisant plus que jamais, avec le recul que lui a imposé son songe.

Au fil des jours, le chemin jusqu'à ses propres appartements n'a plus été utilisé que pour apporter quelques effets vers ceux de son compagnon... Petit à petit, la large penderie jouxtant la chambre de Bok-Goo s'est vu étoffée de tenues féminines, les étagères de sa salle de bain de crème et de parfum rappelant celui de sa peau, naturellement, sans que cela ne choque aucun d'eux.

Elle s'en rend compte à présent, ce qu'elle pensait impossible a fini par arriver. La surprise, la méfiance, son instinct de survie la poussant à se défier de sentir une présence à ses côtés aux instants précédant son éveil s'en est allé. Celle ci a laissé place au bonheur de contempler chaque matin ses traits à ses côtés, endormis ou la regardant fixement, un léger sourire aux lèvres. Si durant les premières nuits, son corps s'éloignait de lui même, venant se terrer sur la partie opposé au sien, à présent, même son inconscient semble s'être fait à l'idée de dormir dans ses bras, au plus près, sentant les pulsations de son cœur contre elle, son souffle sur sa peau, ses mains sur sa chair...

Là, debout devant le grand miroir de la salle de bain, elle laisse tomber au sol la serviette qui enserrait son corps. Ses longs cheveux d'ébène dégoulinent dans son dos, rejetés en arrière. D'un œil inquisiteur, la jeune femme se scrute sous la lumière froide de la pièce. Ce qu'elle cherche, elle l'ignore véritablement. Pas les défauts... ni les qualités de son physique de poupée aux courbes féminines. Depuis le premier matin, elle l'a compris, peu importe ses cicatrices, les traces de la vie sur elle. En réalité, sa quête est de l'ordre de l'irrationnel, de l'insensé, mais elle ne peut s'en empêcher.

Les choses ont tellement changé. Sa perception du monde extérieur s'est modifié. Son approche de la vie, son but, a évolué. Elle qui, auparavant, tuait à la demande, sans se soucier d'autre chose, continuera sa tache, avec un autre but, personnel, précis, celui de protéger une vie, unique à ses yeux, qu'elle qu'en soit le prix. Alors tout cela, tous ces bouleversements... cela doit bien avoir un impact sur elle, en bien ou en mal... C'est sur cette recherche qu'elle s'acharne, les yeux plissés par la concentration, comme si elle contemplait les courbes d'une autre, les comparant à l'image renvoyée par le miroir depuis toutes ces années...

C'est une femme qui l'observe de son regard perçant. Sa peau est d'albâtre, luisant légèrement des gouttes s'y attardant. De fines lignes plus ou moins visibles, de toute taille, de la plus fines à la plus voyante nervurent la chair de son ventre, de son dos, de ses hanches. Un papillon aux ailes écarlates orne son sein gauche, masquant, elle seule le sait, un autre cicatrice si ancienne...

Rien. Aucune preuve tangible d'un quelconque changement tandis qu'elle remonte des pieds vers son visage, passant au crible ses bras, ses mains, avec une lenteur forcée, comme si elle craignait qu'un détail ne lui échappe.

C'est lorsqu'elle effleure enfin son visage que sa bouche s'arque en une moue de surprise. Un pas la rapproche de sa psyché, ses doigts effleurant ses traits à mesure qu'elle les détaille. Qui est cette femme aux lèvres semblant constamment prêtes à sourire ? A qui sont ces traits si mobiles qu'ils lui paraissent presque friables à force de réfléchir chaque émotion qui la traverse ? Et surtout, surtout... son plus grand choc... D'où vient cette lueur, cette vie au fond de ces perles de cobalt qui la fixent avec un étonnement non feint ? En dépit du désespoir qui les traverse, ils restent emprunt d'une douceur incommensurable, loin des prunelles froides, prêtes à glacer quiconque d'un regard qu'elle contemplait ne serait ce que deux mois auparavant.

Tout cela l'effraie, presque tout autant que son rêve, pourtant... Pourtant, elle ne parvient pas à s'en sentir mal. Pourquoi ce malaise qu'elle guettait tant à sa prise de conscience, celle que la femme au masque de glace n'est plus, ne vient pas, ne la saisit pas ?

Soudain, l'évidence la frappe. Pourquoi devrait elle à présent se voir comme une abomination ? Tant qu'il ne s'agit pas de Lui, elle en est certaine, celle qu'elle était peu ressurgir, elle et ses différents masques, aussi multiples que ses personnalités. Car, jusqu'à présent, l'arme inhumaine qu'elle se targuait d'être, qu'était ce d'autre qu'un rôle, tellement bien composé, qu'elle s'est persuadée elle même de sa réalité ? Oui... celle qu'elle contemple à présent n'est plus une arme dénuée d'âme.

Aujourd'hui, son esprit le lui crie, à l'instar de chaque pore de sa peau qui réclame Sa présence. Elle a trouver une raison d'être humaine, celle de l'aimer, celle d'être une femme... Il lui a donné, La raison d'être juste une femme, pour toujours et à jamais...

C'est avec un sourire doux que l'étrangère la contemplant depuis quelques minutes se fond doucement en elle même, intègre sa propre image. Comme un une chenille sortant de sa chrysalide, rencontrant pour la première fois le miroir de l'eau, elle se découvre papillon.

Il est temps d'accepter de changer maintenant...

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Effleures tu seulement la réalité de celle que je suis vraiment Invité ?


Dernière édition par Mei-Ri Yue le Dim 26 Avr - 4:57, édité 2 fois
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Sam 25 Avr - 17:30

Ambiance

La pièce qu'elle a laissé parée de son manteau de nuit s'est éclairée. Sur les murs blancs de la pièce, le rougeoiement des premiers rayons solaires peint de large nappe aux couleurs chaudes. Leurs reflets sur la peau de Bok-Goo la fascine, donne des allures de flamme à sa chevelure si sombre ainsi que cela doit être le cas pour elle même.

Longtemps, elle s'abime dans cette contemplation, certaine qu'elle ne pourrait ni ne saurait jamais sans lasser... pas tant qu'il voudrait d'elle... pas tant que sa présence à ses côtés ne risquait pas de le mettre ne danger. Après... son crane se secoue légèrement, envoyant voler une gouttelette égarée dans sa crinière d'ébène. A cet après, elle aura bien le temps de penser ... plus tard.

Un instant, elle hésite entre son peignoir de soie turquoise, la sensation de sa fluidité, de sa douceur sur sa peau. Cependant, c'est d'une de Ses chemises qu'elle se pare. Un sourire fleurit sur ses lèvres, plein d'une joie innocente alors que son parfum poivrée pénètre chaque parcelle de son olfaction. Elle ressemble à une petite fille dans cette chemise blanche dieu sait combien de fois trop grande pour elle, créature miniature attirée dans l'ombre de ce géant.

Ses doigts fins se resserrent sur chaque pan, juste au dessous du col. Dans un froissement discret d'étoffe, elle ressert le vêtement sur elle, s'y blottissant tandis qu'elle s'installe sur la chaise, de façon à le garder à l'œil. Presque instinctivement, sa joue vient se frotter au col, comme une petite chatte s'étirant dans une bonne odeur, ce qu'elle parait être en cet instant, loin de tout témoin, profitant d'une joie toute simple, pour la première fois lui semble-t-il.

Malgré tout, la minute prend fin. Avec une férocité l'étonnant, elle se refuse à penser « comme toute bonne chose » refusant d'envisager la partie induite de ces mots. Comme à chaque fois depuis son adolescence, en ces moments où elle souhaiterait pouvoir se confier à quelqu'un, son regard se pose automatiquement sur le tiroir du bureau devant lequel elle est assise. Une seconde durant, elle se considère avec ironie, moqueuse de son propre manque d'honnêteté envers elle même. Comment a t elle pu se croire objective alors que depuis tant de jours elle n'a pas ouvert son petit carnet noir, comme se refusant de mentir au papier plutôt qu'à elle même ?

Lasse. Avec un soupir, elle parcourt les pages d'un regard rapide, revenant mentalement sur ces lignes qu'elle seule peut comprendre. Le souvenir de son rêve la saisit alors, lui ôte le souffle vital plus efficacement que deux mains se serrant autour de son cou gracile. Prise d'un sentiment d'urgence, le petit papillon revient en arrière, traçant des symboles étranges, apparemment dénués d'une quelconque logique, à l'intérieur de la couverture. En elle même, elle se fait la promesse de ne plus tarder à rédiger cette clé de transcription qu'elle a vu.

Bien sur, ce n'est qu'un rêve, un cauchemar même... Cependant, le gout de fer dans sa bouche n'était que trop réel, s'attardant encore sur ses papilles alors qu'elle y repense... Pire que tout était la saveur de Ses larmes sur ses lèvres, la douleur de ces poignards salés tombant sur son visage, l'agonie dans ses syllabes alors qu'il prononçait son nom. Elle qui n'a jamais eu peur de la mort s'en vient à la craindre, non pas pour elle même, sa dernière préoccupation, mais pour lui, pour ce refus qu'elle a d'une souffrance, quelle qu'elle soit qui pourrait Lui être infligée.

A la place du soulagement qu'elle attendait en effectuant cet acte de prévention, ainsi que celle de son songe l'a fait auparavant, Mei Ri sans son cœur se crisper en son sein... Ce n'est plus la prudence qui flotte dans son esprit mais une impression malsaine, celle de donner une concrétisation par son geste à ce rêve, cette éventualité d'avenir qu'elle a entraperçu, lui donnant matière uniquement par ces quelques lignes, absurdes...

Avec un soupir, la jeune femme se force à le reconnaitre, il n'y a rien d'absurde dans ce songe... Si elle devait vivre la même situation, elle referait tout à l'identique... Peut être seulement ordonnerait elle plus fermement aux hommes durant le briefing d'empêcher leur Park de « rompre le rang » quitte à le trainer de force à l'abri le plus proche.

Enfin, ses considérations morbides s'éloignent, comme soufflées par la brise matinal qui charge l'air d'iode. D'abord avec lenteur, puis, gagnant en frénésie, les pages se noircissent dans ce journal improbable qu'elle tient. Son écriture si régulière couche les instants revêtant une quelconque importance à ses yeux, chaque début d'émotion dont elle souhaite garder la trace... Plus que tout, c'est cette certitude qui l'a saisit ce matin même qu'elle s'efforce de traduire... Celle du changement, de sa nécessité et, par delà tout cela, de son acceptation de l'évolution, de son refus de continuer à se mentir, à ravaler ces mots qui lui brulent les lèvres à chaque fois qu'elle les retient...

Si, dans un coin de son esprit, les mots d'une femme s'apparentant plus aux créatures de légende qu'aux mortels ne cessent de résonner, elle se refuse à y songer maintenant...
"Quand on laisse les sentiments prendre le dessus…..on en souffre toujours plus….on ouvre des failles qui risquent de mettre en danger ceux que l’on aime pourtant par-dessus tout…."Comme le reste, elle aura bien le temps... plus tard... Même si la période les séparant de la fin de la mission est à présent plus proche de jours en jours, elle s'interdit d'y penser... Il sera bien temps de s'interroger plus tard, sur ce sentiment de trahison envers le Phénix qui la mine, chaque fois que la phrase tourne en son esprit...

Toute à son écriture, elle ne parait pas remarqué les rayons de plus en plus clairs de l'astre diurne. Pas plus, d'ailleurs, qu'elle ne voit la main de son amant effleurer sa place vide à son côté, ses yeux s'ouvrir, pour se poser sur elle, la contemplant sans un mot. Alors qu'un sourire d'une douceur et d'une tendresse rares chez elle vient jouer avec son visage, la voix de son compagnon la fait sursauter.


Mee-Ae ?

A la surprise, la douceur reprend ses droits tandis qu'elle le regarde, assis dans les draps. Son visage s'offre à sa contemplation, à présent éloigné des doutes qui l'ont crispé plus tôt, laissant son regard plein d'une nouvelle assurance.

Bonjour...
Je ne voulais pas te déranger... tu avais l'air si... concentrée.

Les pages du carnet se referment en douceur. Lentement, la plume retrouve l'abri de son capuchon. L'étoffe de la chemise se froisse autour d'elle tandis qu'elle se lève pour le rejoindre, s'asseyant au bord du lit avec la douceur d'une plume effleurant la surface de l'eau. Comme s'il luttait avec la curiosité depuis plusieurs secondes, il finit par lâcher une question, scrutant ses traits qui la rendent si indispensable pour lui... même... s'ils semblent voir quelque chose de différent ce matin.

Je peux te demander ce que tu écrivais ?
Je crois oui...

Visiblement, la réponse n'est pas celle qu'il attendait. La main de la petite poupée vient trouver une mèche de ses cheveux, jouant avec distraitement, le regard perdu dans ce petit geste suave.

Et ... qu'est ce que tu écrivais ?

Soudain, un petit rire la secoue, comme riant à une plaisanterie qu'elle seule peut saisir. Son hilarité ne dure que quelques secondes, discrète, mesurée mais tellement sincère. Sans vouloir reculer l'instant de la réponse, elle se complait à l'observer, le temps d'un sourire, avant de venir appuyer son dos contre son torse puissant. Après un petit soupir de contentement, les mots glissent hors de ses lèvres, notes mélodieuses et fraiches dans le silence d'un matin de printemps... Notes inédites pourtant, pour lui qui ne l'a jamais entendu prononcer explicitement ces paroles, pour elle, dont la simplicité et la joie que lui procurent ces quelques syllabes l'apaise plus qu'elle ne l'a jamais été.

Je t'aime...

Vont à...

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Mei-Ri Yue
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MessageSujet: Re: Villa Blanca (centre d'entraînement)   Ven 15 Mai - 15:20

Viennent de...

Bittersweet – Apocalyptica

Tu aurais du rester avec Sora et les enfants Bok-Goo... Ta mère était heureuse de te voir, tu lui as manqué...

Poupée actionnée par les fils d'un marionnettiste Leviathan, la coréenne continue à arranger les valises, pliant avec sa maniaquerie poussée à l'extrême chaque pièce de linge, noyant la réponse de l'homme à ses côtés dans le flots de ses pensées, souvenirs de l'après midi.

En croisant le regard de cette mère plus tôt dans la journée, Mei ri a su... La femme qui avait fixé ses yeux dans les siens ne les a pas détourné, restant droite et froide une seconde durant avant de sourire à son fils cadet qu'elle retrouvait pour la première fois depuis quatre mois. En retrait par rapport à la scène, le papillon s'est contenté d'observer la génitrice et les neveux et nièce de son compagnon parler tous en même temps autour de lui, lui sourire largement, comptant les bien faits du Phénix pour eux, le manque qu'ils ont eu de lui.

Cependant, dans ces prunelles marquées par des épreuves que la vie lui a imposé, la jeune femme a lu autre chose... Si extérieurement, seul le bonheur des retrouvailles s'exprimait, au fond d'elle, le deuil de son ainé n'était pas seul, comme si... Comme si elle savait déjà avoir perdu son second enfant, celui qu'à jamais, elle, son professeur depuis ces derniers mois, elle a modelé, façonné à l'image d'un autre... Pour l'envoyer au devant de la Mort à la place de cet autre...

Plutôt que de se joindre à eux, Mei Ri s'est esquivée. Discrète et silencieuse, elle s'est retranchée auprès de Na Yung, revoyant les derniers détails avant le départ prévu pour le lendemain. Vérification inutile puisque tout est réglé déjà comme du papier à musique. Néanmoins, lorsque sa présence dans le bureau ne s'est plus justifiée, elle n'a pu s'empêcher de fuir plus encore, retournant aux garages sous prétexte des bagages à préparer, consciente de laisser là à Bok Goo un moment d'intimité avec sa famille rare avant longtemps...


Tu comptais partir sans moi ?
Je prenais un peu d'avance, je ne voulais pas vous interrompre...

Sans un mot de plus, ils ont regagnés la villa Blanca pour leur dernière soirée en ses murs, après deux journées d'entrainement plus intensif encore que précédemment. Jusqu'à cet instant où, arrêtant celle qu'il aime d'une paume sur son épaule, il la force à cesser ce paquetage, las de la voir refaire les valises jusqu'à ce qu'elle estime la perfection pour l'obliger à l'écouter.

Tu ne nous aurais pas interrompus, j'aurais même été heureux que tu viennes nous rejoindre tu sais...

Un sourire sans joie s'harmonise avec son regard éteint sur le visage de l'Aile Ecarlate. Depuis cette entrevue en particulier avec Joy, Mei Ri a changé, presque imperceptiblement, mais assez pour que lui le sache. Dans leurs rares moments à eux, elle semble s'abandonner plus que jamais, comme pour se jeter à corps perdu entre ses bras, s'imprégner de sa présence, se noyer dans son amour... pour redevenir plus distante dès qu'elle le quitte du regard. A l'image d'une femme profitant de ses derniers moments avec l'homme qu'elle aime... puis se préparant à la séparation...

Ta mère a déjà perdu un fils... Je dois lui laisser le second, ne pas m'en mêler, ma place n'était pas là bas.
Ma mère ne m'a pas perdu, je suis toujours là. Et à présent, ta place est à mes côtés.

Le sourire doux et confiant de l'homme qu'elle aime lui réchauffe le cœur... pour le fendre en des milliers de morceaux... Ces mots, cette conscience soudaine de Sora, elle ne peut lui révéler, lui conter leur sens véritable, cette hache suspendue par le Phénix sur la nuque de Bok Goo... par ses propres mains même...

Un soupir soulève la poitrine du papillon, détend son expression, laissant tomber à bas sa froide distance. La conscience du lendemain se fait plus acide en son sein, la poignarde de l'intérieur, comme jamais auparavant, la peur du changement l'aiguillonne. Un fin sourire répond à celui qui lui réchauffe l'âme alors que sa main se lève pour se poser sur la joue du jeune homme. Ses paroles sont pleines d'une pudeur étonnante venant d'une femme se refusant à laisser paraitre ses failles... jusqu'à lui...

Nai sarang ... Embrasse moi... s'il te plait...

La douceur de son ton, sa supplication presque est de celle qui noue le cœur et émeut l'âme. La tendresse de la réponse de Bok Goo la transporte, retrouvant le cocon de plume suave dans lequel elle aimerait tant rester enfermée à jamais. Sa bouche se fait miel sur ses lèvres tandis que, mu par un réflexe acquis, devenu naturel, les bras fins de la délicate femme s'enroulent autour de sa nuque, se rapprochant de lui, goutant sa chaleur, l'entourant ses ailes fragiles.

L'abandon dont elle fait preuve est celui de la dernière chance. Son corps et son cœur la pousse vers lui, la jetant en avant dans cet abime de bonheur fragile qu'elle voudrait protéger du reste du monde mais qui menace de s'écrouler au moindre faux pas.

Celle qui ne s'est jamais souciée de n'être qu'une éphémère sent un gout d'éternité dans l'instant. Le naturel avec lequel leurs corps s'entrelacent, glissent sur le lit pour s'unir la transporte. Leur union est contre nature, celle d'un homme bien vivant et d'une femme imprégnée par la mort, luttant de toute ses forces pour préserver Sa vie, la seule ayant de la valeur à ses yeux, plus que la sienne propre.

Les mots du Phénix, tranchants son âme, tournent en boucle dans son crane. Plus encore, elle cherche sa bouche, tente de se rapprocher de lui, s'accrochant à son amant avec une ferveur proche de l'absolu, accentuée par leur départ prochain, le danger dans lequel elle va devoir le mener, les mener. Plus que jamais, ce qu'elle a découvert avec lui, ce que d'aucun appelle de façon bien trop commune, l'amour, a un saveur douce amère qu'elle puise à la coupe de ses lèvres et mêle à l'aune des siennes.

Plus tard, la nuit a recouvert ses traits marqués par la peine de son voile d'obscurité, cachant l'appréhension dans son regard à son amant pour ne laisser que la douceur de ses mots, la sincérité de son ton, la dévotion de ses gestes à son encontre...


Dangsinul saranghee yo... Jamais je ne pourrais supporter de te perdre.
Tu n'auras pas à la supporter, je suis là.
Reste... avec moi... toujours... J'en mourrais si tu n'es plus.

Pour seule réponse, un doigt la fait taire, posé en travers de ses lèvres, lui imposant le silence. Afin de contrer cette vision de mort, c'est dans un geste de prolongement de la vie vieux comme le monde et son éternité qu'ils se perdent tous deux, la fatalité du temps ne les touchant plus, dans ce monde qui est leur, pour le temps que leur univers le leur accordera, du moins.

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